Mutilations génitales fémininesUne réalité qui concerne aussi le Luxembourg

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Environ 3.300 filles et femmes vivant au Luxembourg auraient subi ou risqueraient de subir des mutilations génitales féminines, selon une étude de l’UNICEF Luxembourg. Un phénomène encore largement méconnu, qui appelle à renforcer la prévention et la protection.
© ARTUR WIDAK/NurPhoto via AFP

Selon une étude de l’UNICEF Luxembourg réalisée en collaboration avec GrewIA, environ 3.300 filles et femmes résidant dans le pays auraient subi ou risqueraient de subir ces pratiques. Parmi elles, 2.200 auraient probablement déjà été victimes, tandis que près de 1.100 filles âgées de 0 à 19 ans seraient actuellement à risque.

L’étude s’appuie sur une méthodologie adaptée au contexte luxembourgeois, combinant des données issues du registre de population national et des statistiques internationales de prévalence fournies notamment par l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé.

Si elle ne vise pas à identifier des cas individuels, elle permet d’établir des ordres de grandeur fiables pour mieux orienter les politiques publiques et les actions de prévention. Pour l’UNICEF, ces chiffres rendent visible une réalité encore trop souvent ignorée au Grand-Duché.

L’organisation plaide pour une meilleure prévention, une détection renforcée et un accompagnement accru des filles et des femmes concernées, ainsi qu’une coordination renforcée entre les acteurs impliqués.

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