EchternachUn "shopping outlet" devrait ouvrir dès l'année prochaine

Marc Hoscheid
adapté pour RTL Infos
La commune d’Echternach a validé une première étape vers la création d’un shopping outlet en approuvant plusieurs contrats de bail pour des locaux vides du centre‑ville. Le projet, qui prévoit une phase transitoire avec des pop‑up stores, divise toutefois le conseil communal, certains élus pointant les risques financiers à moyen terme.
© Marc Hoscheid

La ville d’Echternach débat depuis plusieurs années de l’idée de créer un “shopping outlet”. La commune souhaite d’abord louer, dans le centre de la localité, des surfaces actuellement inoccupées, afin de les sous-louer par la suite à des marques des secteurs de l’outdoor et du sport. Lundi, le conseil communal a franchi une première étape concrète en adoptant sept contrats de bail.

Les contrats courent du 1er avril de cette année jusqu’au 29 février 2028. Cette période est divisée en deux phases : jusqu’en juin 2027, la commune paiera un loyer réduit, car les surfaces doivent être louées à des pop-up stores durant cette période. Ensuite, le prix du marché sera payé, puisqu’une marque du shopping outlet est censée s’y installer.

Le prix au mètre carré a toutefois été négocié individuellement avec chaque propriétaire. Ainsi, pour un commerce de 250 m² sur la place du Marché, le loyer s’élève à 3.000 euros durant la première phase et à 5.000 euros durant la deuxième. Pour un magasin de 100 m² rue de la Gare, aucun loyer n’est à payer durant la première phase, tandis qu’il sera de 2.150 euros durant la seconde.

Depuis que l’on parle du shopping outlet, les Verts se montrent sceptiques à l’égard du projet. Selon Christophe Origer, la commune ne serait pas suffisamment protégée par les contrats proposés. “Cela signifie que pour la deuxième période de neuf mois, durant laquelle il ne nous est pas autorisé, selon le contrat tel que nous l’avons établi, d’installer un pop-up, si nous n’avons pas de marque outlet à l’intérieur, nous assumons seuls les loyers, n’est‑ce pas ? "

La bourgmestre Carole Hartmann a réagi en ces termes : “Si, à la date de juin 2027, nous ne sommes pas encore en mesure d’installer un commerce outlet dans cette surface, alors nous assumons effectivement le risque de payer un loyer plus élevé tout en n’ayant potentiellement aucun autre commerce installé. Mais c’est un risque que nous avons décidé d’assumer politiquement. "

La politicienne du DP a cependant souligné qu’il serait possible de continuer à louer à des pop‑up stores même après juin 2027. À l’objection de Christophe Origer selon laquelle les contrats, tels qu’ils sont formulés, ne le permettraient pas, Carole Hartmann a répondu qu’il s’agissait d’une interprétation erronée. Il s’agirait uniquement d’empêcher la commune, durant la période où elle loue les locaux à un prix réduit, de les sous-louer à un prix plus élevé.

Finalement, les sept contrats ont été adoptés par neuf voix de la coalition DP‑LSAP et de la CSV, contre deux voix des Verts. Par la suite, les trois premiers contrats de sous‑location avec des pop‑up stores ont également été approuvés, cette fois à l’unanimité. Tous ces contrats ont une durée de quatre mois et le loyer se situe entre 560 et 595 euros.

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