
Une tête est tombée, le ministre a démissionné et le projet de Musée des Sports est abandonné. Le dossier continuera néanmoins à occuper la classe politique pendant quelque temps. La Commission de l’Exécution budgétaire a commencé à reconstituer les faits de manière chronologique. Au centre de l’attention figure un protocole d’accord entre le ministère des Sports et une société immobilière, ainsi que la question de savoir si, et quand, le conseil de gouvernement en a été informé.
Il s’agit avant tout de questions juridiques, d’éventuelles erreurs de procédure et de responsabilités. En d’autres termes : qui savait quoi, et quand ?
Outre le ministère des Sports, le ministère des Finances et l’Administration des bâtiments publics sont également concernés. La commission avait adressé 39 questions au gouvernement à la fin de l’année dernière. Les réponses n’ont pas convaincu les représentants de l’opposition, qui estiment qu’elles contribuent peu à faire la lumière sur l’affaire. Tel était en tout cas le sentiment général à l’issue de la réunion de cet après‑midi à la Chambre.
Étant donné que l’avis juridique du ministère des Sports se fait attendre, la commission parlementaire souhaite que la Cellule scientifique de la Chambre des députés se saisisse parallèlement du dossier. Un avis de l’Inspection générale des finances a également été évoqué. Il s’agit d’un document confidentiel, que les députés ne sont donc pas autorisés à commenter. Il était toutefois visible à l’attitude des parlementaires que le contenu de ce document présente un intérêt certain pour la suite du dossier. C’est pourquoi il a également été demandé de rendre public cet avis de l’IGF.
Par ailleurs, la ministre des Sports Martine Hansen, le ministre des Finances Gilles Roth, tous deux CSV, ainsi que la ministre libérale des Travaux publics Yuriko Backes seront prochainement invités devant la commission. Les députés de l’opposition n’ont pas non plus exclu de demander la mise en place d’une commission d’enquête.