Syndicat national des enseignantsLe SNE critique le plan d'action du ministère de l'Education pour l'inclusion scolaire au fondamental

Julie Thilges
adapté pour RTL Infos
Si le président du Syndicat national des enseignants salue plusieurs changements apportés par le plan d’action visant à renforcer l’inclusion dans l’enseignement fondamental, Patrick Remakel n'épargne pas ses critiques.
© Morgan Doux / RTL

Le ministère luxembourgeois de l’Education a présenté fin mars un nouveau plan d’action visant à renforcer l’inclusion dans l’enseignement fondamental et à mieux accompagner les élèves à besoins spécifiques. Cela fait un moment déjà que le SNE, le Syndicat national des enseignants, a formulé des revendications auprès du ministère de l’Éducation, qui sont désormais reprises dans le plan d’action, notamment celle que toute ressource intervenant auprès d’un enfant doit être remplacée en cas de maladie. Patrick Remakel, président du SNE :

Le ministre s’engage désormais dans cette voie, c’est pour les équipes de l’ESEB  que ces personnes doivent être remplacées et c’est vraiment une bonne chose. Nous saluons également le fait que ces personnes puissent intervenir auprès des enfants, de manière efficace et sans lourdeurs administratives, sans devoir obtenir l’accord des parents.

Le mot‑clé est " sans lourdeurs administratives”, car cela mène directement à la principale critique du SNE. Il s’agit du déploiement des I‑EBS et des A‑EBS, c’est‑à‑dire du personnel enseignant spécialisé et des assistants pour la vie quotidienne. Jusqu’à présent, ces ressources pouvaient être affectées directement à l’enfant ; désormais, la procédure devient plus compliquée :

Nous mettrons maintenant en place des comités locaux qui devront se réunir deux fois par mois pour faire une proposition, laquelle devra ensuite être transmise au directeur. Cela entraîne une perte de temps considérable. C’est une lourdeur administrative.”

Un point important pour le SNE concerne les ressources qui font défaut. Demander simplement davantage de moyens n’est pas une option, selon Patrick Remakel :

Nous devons analyser les ressources dont nous disposons. Qui travaille avec l’enfant, et qui ne travaille pas avec l’enfant ? Nous ne pouvons pas nous permettre de gaspiller des ressources qui ne travaillent pas avec l’enfant.

Davantage de ressources sont toutefois clairement nécessaires au cycle 1. Du point de vue du SNE, chaque classe devrait disposer d’un enseignant et d’un éducateur présents en permanence chaque jour. Ce n’est actuellement pas le cas, et cela ne suffit pas.

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