LorraineWalygator ouvre ce samedi, avec des mesures à respecter

Raphaël Ferber
Le parc d'attractions lorrain débute sa saison ce samedi avec trois mois de retard, conséquence de la crise du coronavirus, et l'espoir d'attirer un maximum de visiteurs. Distances, masques et lavage de mains sont de rigueur!
© Raphaël Ferber/RTL 5minutes

C’est avec quasiment trois mois de retard, crise du coronavirus oblige, que le parc Walygator ouvre sa saison ce samedi, du côté de Maizières-les-Metz. En tout, ce sont 42 jours d’exploitation et entre 60 et 70.000 visiteurs perdus. Durant cette période, 98% du personnel s’est retrouvé au chômage partiel, pendant que les 2% continuait d’entretenir les attractions vides. “On était presque prêt pour l’ouverture le 10 avril quand les mesures de confinements ont été prises” souligne le nouveau directeur de Walygator Laurent Muller, ex-directeur marketing et ventes de Walibi Lorraine.

Un vrai coup de frein pour le parc mosellan, fier d’annoncer son regain de forme ces dernières années, avec 290.000 visiteurs enregistrés en 2019. Si la perte financière que cela représente reste dans les bureaux du parc d’attraction, le tarif d’une entrée s’élevant à 27€, on peut l’estimer à environ 1,5 millions d’euros (même si les différents tarifs, enfants et de groupes notamment, rendent cette estimation approximative).

Cet hiver, Walygator a de plus investi un million d’euros pour permettre à certaines attractions de se refaire une beauté, comme l’Anaconda, le Comet et le Monster, trois des attractions phares du parc.

Alors, à l’heure de rouvrir son parc, Laurent Muller croise les doigts pour que les visiteurs soient au rendez-vous dans un contexte économique délicat, avec, en plus, la période des soldes qui approche. “On n’a aucune visibilité sur le nombre de visiteurs qu’on aura ces prochains jours” concède t-il. Ce dont il est convaincu, en revanche, c’est que tous les efforts en matière de protocoles sanitaires ont été faits pour garantir une expérience “amusante, agréable et sécurisée”.

Ainsi, 1.000 litres de gel hydroalcoolique ont été commandés pour les 86 distributeurs répartis dans le parc. Un comité “Covid-19" a été créé, une charte également: tous les employés seront masqués, ce qui sera la norme dans les files d’attente également. Un dossier de 50 pages a été établi, répertoriant toutes les attractions et les protocoles à respecter.

Lors de notre visite du parc, jeudi 2 juillet, 80% des attractions avaient été testées et préparées, avec des lignes blanches au sol espacées de deux mètres dans les files d’attente, notamment. Hier, la totalité des attractions devait être prête. La totalité, presque, car tout ne rouvrira pas: le château hanté (Terror House) restera portes closes par exemple, “car il est impossible de passer derrière chaque visiteur pour désinfecter ce qu’il touche”, tout comme le mini-golf ou le baby parc. Les spectacles de Tim Silver sont également suspendus et le bâteau pirate n’a pas pu être remonté à temps, certains éléments commandés ayant été freinés en chemin par ce maudit virus.

Quant aux restaurants, “trois et demi vont rouvrir pour commencer, avec les règles sanitaires qui s’appliquent déjà à tous les restaurants” précise le directeur. Ensuite, les autres rouvriront au prorata du nombre de visiteurs. Le seuil de 5.000 personnes fixé par le gouvernement n’est pas un problème pour un parc qui accueille en temps normal entre 2.000 et 2.500 visiteurs par jour. Vraie satisfaction: avoir conservé les dates de la période d’Halloween, en octobre, avec deux nocturnes, les 24 et 31.

Si le parc peut s’attendre à enregistrer moins de visiteurs cet été et que des frais ont été engagés afin de répondre aux mesures sanitaires (environ 50.000€), on ne voulait pas faire supporter la charge du Covid à nos visiteurs en augmentant les tarifs. Par contre, on ne les baissera pas non plus. Vu l’offre, on considère qu’on est dans des tarifs adéquats” a souligné le directeur marketing, Benoît Baylocq.

Le parc a vite écarté l’idée d’une saison blanche, d’une part “parce qu’on sait qu’un parc qui ferme un an est un parc qui ne rouvre plus” dixit son directeur, d’autre part car “même en ne faisant que 30% de fréquentation sur les jours restants, on sait qu’on a moins à perdre.”

Ouverte depuis début juin, la billetterie en ligne (seul moyen d’obtenir un sésame pour le moment, même si des caisses seront ouvertes sur place pour les personnes souffrant d’un handicap, par exemple) a connu un succès timide. Mais “depuis 10 jours, ça s’est accéléré.” La grosse centaine de salariés et les nombreux saisonniers n’attendent plus que la vie reprennent, dès 10h30, dans un parc déserté un peu trop longtemps.

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