TélétravailVers un passage de 34 à 48 jours pour les frontaliers belges?

RTL Infos
La volonté d’autoriser 48 jours de télétravail pour les frontaliers belges actifs au Luxembourg semble sur le point d’aboutir

Le télétravail devrait faire partie des discussions du prochain Sommet Gaichel qui réunira les gouvernements belge et luxembourgeois dans quelques mois.

Vincent Van Peteghem, le ministre des Finances CD&V, devrait soumettre une nouvelle résolution à ses voisins grand-ducaux qui viserait à faire passer de 34 à 48 le nombre de jours possibles de télétravail pour les frontaliers belges avec l’immunité fiscale qui l’accompagne.

Côté luxembourgeois, on ne s’avance pas trop avant de prendre concrètement connaissance de la résolution, mais le ministère des Finances rappelle qu’il est favorable à une étendue de cette pratique.

De l’autre côté de la frontière, les socialistes, présents dans la majorité fédérale belge, y sont favorables aussi mais détaillent leur position.

On ne s’arrête pas à un nombre précis de jours, mais on dit oui si ça peut résoudre la problématique de la mobilité entre les deux pays. Il y a 48.000 belges qui passent la frontière tous les jours. Lorsque le Luxembourg a décidé de rendre ses transports publics gratuits, l’idée d’étendre cette offre de l’autre côté de la frontière a germé, mais a finalement été rejetée”, rappelle Stéphane Jacquemart, conseiller pour les questions frontalières de Mélissa Hanus, députée et présidente du PS Luxembourg.

Rappelons toutefois qu’une réglementation européenne oblige le travailleur à ne pas prester plus de 25% de son temps de travail en dehors du pays auquel son employeur appartient. Sinon, il devra s’acquitter des cotisations sociales dans le pays depuis lequel il travaille”, poursuit M. Jacquemart.

Le Covid a fait avancer la problématique du télétravail. Une pratique que les employeurs étaient peu enclins à proposer avant. Stéphane Jacquemart en rappelle tout de même certaines limites. “Certaines personnes ne veulent plus revenir travailler en entreprises. D’autres, au contraire, demandent pour revenir parce qu’ils n’ont plus de lien social et sont isolés chez eux.

Les règles ont aussi évolué. D’un amendement au contrat de travail qui stipulait que tel ou tel jour l’employé pouvait travailler de la maison, on est passé à un assouplissement qui permet la pratique un certain nombre de jours sans préciser lesquels.

Des détails qui ne devraient pas empêcher les deux gouvernements de trouver un Modus vivendi sur une pratique rentrée dans les mœurs.

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