Deux responsables d’une clinique esthétique du XVIᵉ arrondissement ont été condamnés, révélant des pratiques irrégulières au sein d’un établissement pourtant présenté comme haut de gamme.
Les faits remontent à 2019. Un diamantaire israélo-belge de 65 ans, habitué de la clinique, subit une intervention d’allongement et d’épaississement du pénis. L’opération, programmée un samedi soir en dehors des horaires officiels, tourne au drame : le patient fait un arrêt cardiaque sur la table. L’autopsie conclura à une hypertrophie cardiaque, considérée comme la cause la plus probable du décès.
Au cœur du dossier, la chirurgienne qui réalisait l’intervention. Elle n’était pas inscrite à l’Ordre des médecins et ses diplômes étrangers n’avaient jamais été reconnus en France. Le tribunal la condamne à douze mois de prison avec sursis, vingt mille euros d’amende et une interdiction d’exercer la médecine. Elle est en revanche relaxée pour non-assistance à personne en danger, comme le relatent nos confrères du Parisien.
Le directeur de la clinique, lui aussi chirurgien, est également sanctionné. Il est reconnu coupable d’infractions liées à l’usage de substances vénéneuses, notamment pour l’administration de botox sans certification adéquate. Il écope de quinze mois de prison avec sursis, cinquante mille euros d’amende et une interdiction d’exercer toute activité liée à la médecine.
La famille du patient, qui réclamait réparation, a été déboutée. Les poursuites pour homicide involontaire avaient été abandonnées, faute de lien direct établi entre l’intervention et le décès.