VosgesUn meurtrier récidiviste arrêté après avoir tué une jeune femme

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Un homme déjà condamné pour meurtre et sorti de prison il y a quelques mois a été écroué dimanche pour avoir tué son ex-belle-fille âgée de 25 ans, le 3 mai à Saint-Dié-des-Vosges.
© Mitchel Lensink / Unsplash

Interpellé vendredi en Moselle et placé en garde à vue, l’auteur présumé “reconnaissait immédiatement avoir donné la mort à la victime en l’étranglant sur son lit avec un câble de téléphone portable la nuit du 3 mai”, a indiqué lors d’une conférence de presse le procureur de la République à Épinal, Nicolas Heitz.

“Le mobile de cet acte reste encore indéterminé”, a-t-il souligné. A l’issue de sa garde à vue, il a été mis en examen dimanche “du chef de meurtre commis en état de récidive légale”, a précisé le procureur.

L’homme, dont l’âge n’a pas été précisé, avait été condamné en 2006 à 18 ans de réclusion criminelle pour un meurtre en octobre 2003 à Nancy. “L’individu est sorti de détention le 24 septembre 2019, il a purgé l’intégralité de sa peine sans bénéficier d’aménagement de peine”, a précisé le procureur.

L’homme était hébergé chez son ancienne belle-fille, mère d’un enfant de 4 ans, dans le cadre du confinement lié à l’épidémie de Covid-19.

La demi-soeur de la jeune femme, inquiète de ne plus avoir de nouvelles depuis plusieurs jours, avait signalé sa disparition le 6 mai au commissariat de la commune. Des pompiers et des policiers avaient inspecté l’appartement en passant par une fenêtre ouverte sans suspecter une situation anormale.

Toutefois, quelques jours plus tard, des voisins avaient alerté les pompiers et les policiers en raison “d’une forte odeur de putréfaction” émanant de l’appartement.

“Les policiers découvraient dans un lit recouvert d’une couette un corps sans vie en état de décomposition avancée” sans remarquer de traces de lutte, a relaté M. Heitz.

Une autopsie, pratiquée à l’institut médico-légal de Nancy, n’avait pas permis de déterminer les causes de la mort en raison de l’état du corps.

Des analyses techniques ont en revanche révélé la présence “d’un ADN masculin sur le câble d’un chargeur de téléphone portable et sur un préservatif usagé appartenant à la personne que la victime hébergeait”, a poursuivi M. Heitz. Celui-ci n’a pas précisé si le meurtrier présumé et sa victime entretenaient une relation.

Le suspect avait appelé son fils le 5 mai pour qu’il récupère son enfant, lui indiquant qu’il ne parvenait pas à s’en occuper.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Nancy.

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