
Depuis la mi-mars, le confinement imposé est une souffrance pour beaucoup. Si le déconfinement se précise au Luxembourg et en France, certaines personnes doivent encore se résoudre à vivre dans un petit appartement sans balcon, d’autres supportent tout simplement mal de ne pas pouvoir mettre le nez dehors autant qu’elles en ont l’habitude. Mais il est aussi possible de bien vivre cette période de confinement, tout en restant conscient, évidemment, de la dure réalité qui touche tant de personnes dans le monde depuis le début de la crise du coronavirus.
On a vu, cette semaine, que l’on pouvait par exemple en profiter afin de reprendre de bonnes habitudes alimentaires. “On se fait chaque jour un petit resto tout seul, à la maison, pour garder le moral” témoigne ainsi Marie-France, en réponse au sondage que nous avons lancé en début de semaine sur la page Facebook de RTL 5minutes. Pour Doumé, qui précise ne sortir que pour aller travailler, “profiter des enfants en bas-âge, c’est formidable.” Une autre lectrice, luxembourgeoise, explique passer son temps à faire son arbre généalogique. “Heureusement qu’il y a internet car je dois chercher mes ancêtres dans les AD (archives départementales, ndlr) de la Moselle et à Paris, dans plusieurs arrondissements” précise t-elle.
Pour Christophe, le fait de ne plus perdre de temps dans les bouchons sur les autoroutes du pays, contribue à vivre “très bien” cette période de confinement, même s’il précise avoir été touché par le covid-19 avec sa compagne.
Si beaucoup en profite pour regarder des films et des séries en streaming, ou jouer à des jeux vidéo comme Victor, Kathy, au contraire, nous explique qu’elle “pensait devenir accroc à la télé” mais qu’en réalité, elle en profite surtout pour faire des balades quotidiennes de sept kilomètres. Au Luxembourg, certaines mesures de confinement sont moins strictes qu’en France, où une sortie pour “activité physique” n’est autorisée que dans la limite d'1h quotidienne et dans un rayon maximal d'1 km. En Île-de-France, elle a même été interdite entre 10 heures et 19 heures ces derniers jours.
“Je fais des puzzles, des gâteaux, ajoute Kathy. J’ai l’impression de consommer moins aussi. Je fais plus attention au gaspillage. J’apprécie de plus en plus ce calme et cette quiétude. J’entends les oiseaux et j’essaye de les reconnaître. En me promenant chaque jour, je salue des gens que je ne saluais pas avant” témoigne cette résidente luxembourgeoise.
Cette période d’accalmie peut également être celui d’un nouvel apprentissage, de langues étrangères par exemple en suivant des cours sur Youtube, explique Mary.
En Belgique, à Arlon, Katia continue de travailler dans son arrière-boutique où elle a son atelier depuis mars dernier. “Mes journées passent très vite, entre créations et administration...” affirme celle qui se dit “encore frontalière” mais visiblement plus pour longtemps. “Par ailleurs, je donne des cours de français en soutien scolaire à mes élèves habituels, via Skype ou WhatsApp, depuis plusieurs semaines !”
Au domicile de Cristina, le son des guitares résonne à nouveau depuis que les enfants ont plus de temps pour eux. “J’entends même chanter à chaque coin de la maison.” Impossible de s’ennuyer pour cette mère au foyer et vendeuse indépendante, qui affirme “faire marcher la troupe au son du tambour.” “Je cuisine, je nettoie et je travaille sur ordinateur. Un plan de tâches quotidiennes est collé dans chaque chambre. J’ai aussi élargi mes connaissances en pâtisserie et en boulangerie. Tout le monde aide et fait plus attention à ne pas salir. Le bonheur.”
Enfin, pour Marion et Vincenzo, qui ont chacun la chance de pouvoir profiter du soleil à leur domicile respectif, lecture, repos, jeux de cartes et consultation des informations sur le web sont au programme. Avec une pensée pour “toutes les personnes qui doivent aller travailler” et qui “n’ont
pas la chance d’être en sécurité chez eux": “Courage à vous tous!”