
Le CHR de Metz-Thionville veut éviter la surcharge cet été. Invité ce matin sur France Bleu Lorraine, le directeur général par intérim de l’établissement, David Larivière, a confirmé que la situation était toujours tendue.
“Nous rencontrons toujours des difficultés sur les ressources humaines et on sait que les congés professionnels approchent, donc nous avons souhaité envisager, organiser les choses pour anticiper au maximum les prises en charge de patients urgents.” Cet hiver encore, des dizaines de soignants épuisés avaient déposé des arrêts maladie, perturbant les services de soins.
Comme l’été passé, l’accès aux urgences va être limité aux urgences du CHR, à Mercy (Metz) et Belair (Thionville).
Concrètement, dès 9h00 ce mercredi 14 juin, l’accès aux urgences ne sera possible qu’après avoir appelé le Samu via le 15. À la différence que cette année, ce fonctionnement sera appliqué “la journée et la nuit”.
“L’idée est que la population téléphone avant de venir aux urgences. Ainsi le médecin-régulateur du Samu pourra offrir une modalité de prise en charge auprès des urgences de Mercy ou de Belair, mais ça peut être aussi auprès d’un médecin traitant qui prend en charge les patients non programmés ou encore dans les centres médicaux de soins immédiats”, explique David Larivière.
Idem pour les enfants, qui “seront pris en charge au niveau de nos urgences”, mais l’appel au Samu sera, pour eux aussi, nécessaire avant l’accès aux services de soins.
Pour celles et ceux qui se présenteront aux urgences sans appeler le Samu, un appel au 15 devra être réalisé sur place.
Ce qui signifie que certains pourront se voir refuser l’entrée aux urgences. “L’accès pourra être réorganisé avec un transfert, en fonction du degré d’urgence et de la pression constatée dans le service” euphémise le directeur. Du personnel sera toutefois présent aux entrées pour aider les patients à s’organiser. “L’ensemble des patients qui auront besoin de soins urgents seront pris en charge”, conclut-il.
Selon lui, ce dispositif “déjà mis en place” durant l’été 2022 a été suivi d’un “retour d’expérience est plutôt positif”. Dans d’autres départements, le système a permis d’alléger la pression sur les urgences et n’a pas occasionné de difficultés de prise en charge.