
Dès le début de la crise, Romain Schneider, ministre de la Sécurité sociale, avait contacté ses homologues belge, allemand et français pour trouver un accord qui permettrait aux travailleurs frontaliers de rester dans le giron fiscal luxembourgeois malgré l’intensification du télétravail pendant la crise.
Chose obtenue: il avait été décidé qu’en regard de la situation exceptionnelle actuelle, les journées de télétravail liées à la crise du Covid-19 ne seraient pas prises en compte pour la détermination de la législation de sécurité sociale applicable aux travailleurs concernés et n’auraient donc pas d’influence sur leur affiliation à la sécurité sociale.
Pour la Belgique, cet accord était limité au 30 juin et vient d’être prolongé jusqu’au 31 août 2020.
Pour l’Allemagne et pour la France, dont les frontaliers disposent également d’un accord valide “jusqu’à nouvel ordre”, “une réponse officielle devrait parvenir au Luxembourg sous peu”, fais savoir le ministre
Romain Schneider se montre confiant “que la France et l’Allemagne soutiendront également cette démarche par une prolongation de l’accord que nous avons eu jusqu’à présent”. Il estime que “la prolongation de cet accord est un geste de solidarité fort de nos pays voisins. Le télétravail est un outil important dans la lutte contre la propagation du Covid-19, les entreprises et les employeurs doivent donc pouvoir continuer à l’utiliser sans subir de conséquence indésirable.”