Des tensions à Paris, Metz, Nancy et StrasbourgLe restaurant prisé par Macron pris pour cible

RTL Infos
11e journée de mobilisation contre la réforme des retraites sous tension en France. Bilan: 154 blessés dans les rangs des forces de l'ordre. À Paris a éclaté un début d'incendie à La Rotonde, brasserie prisée d'Emmanuel Macron.
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Cent onze personnes ont été interpellées jeudi en France lors de la 11e journée de mobilisation contre la réforme des retraites et 154 policiers et gendarmes blessés, “certains gravement”, selon un bilan provisoire tweeté par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Place Stanislas à Nancy ce jeudi 6 avril.
Place Stanislas à Nancy ce jeudi 6 avril.
© Jean-Christophe Verhaegen / AFP

Il étaient 570.000 à marcher dans toute la France, contre 740.000 lors de la dernière journée d’action du 28 mars, selon les autorités. Les syndicats ont estimé à “près de 2 millions” la fréquentation nationale, un chiffre en légère baisse selon eux.

Parti de l’esplanade des Invalides en direction de la place l’Italie, le cortège est passé devant le célèbre restaurant où le chef de l’Etat avait célébré en 2017 sa qualification pour le second tour de la présidentielle.

C’est alors qu’"un groupe en noir” placé à l’avant de la manifestation a “envoyé des projectiles”, dont des “bouteilles, pavés et pétards” sur les forces de l’ordre qui se sont placées en protection de la brasserie, selon un journaliste de l’AFP. La préfecture de police a évalué à plusieurs centaines le nombre de membres de ce groupe.

Un début d’incendie s’est déclaré après le jet d’un fumigène sur le auvent rouge. Une femme à l’intérieur du restaurant a d’abord tenté d’éteindre le feu avec un extincteur. L’intervention des pompiers a ensuite permis de circonscrire rapidement les flammes.

Un peu plus loin, sur le boulevard Raspail, un groupe de manifestants radicaux s’est attaqué à une agence bancaire après avoir retiré les plaques de protection.

Ces manifestants ont ensuite brisé les vitres puis “vider la banque de dossiers et claviers d’ordinateurs sous les applaudissements”, obligeant les forces de l’ordre, cibles de nouveaux projectiles, d’user de gaz lacrymogène pour les disperser, a constaté l’AFP.

La préfecture de police a déploré “des blessés parmi les forces de l’ordre” mais “le bilan n’est pas consolidé à ce stade”.

À Strasbourg, des affrontements se sont déroulés entre les forces de l’ordre, plusieurs cortèges sauvages et un black bloc rapportent les DNA.

Le quotidien faisait état de “5.600 à 12.000 manifestants” dans la capitale alsacienne vers 16h00 et de destruction d’un véhicule par les manifestants, des feux de poubelles et des jets de pierres et de lacrymogènes dans plusieurs rues.

À Metz, la mobilisation a un peu faibli et a rassemblé ce jeudi entre 4.800 manifestants selon la Police et 9.000 selon l’Intersyndicale rapportent nos confrères du Républicain Lorrain. Ils étaient 8.000 dans les rue de Metz la semaine passée.

Lorraine Actu a fait état d’un camion qui a manqué de renverser plusieurs personnes aux abords du parvis de la gare de Metz. De façon générale, la manifestation s’est déroulée sans heurts, mais avec beaucoup de fumée ce jeudi à Metz.

Comme annoncé, le trafic était fortement perturbé sur l’A31 avant 16h00 sur la traversée de Metz .

À Nancy, l’entrée de la Banque de France a été incendiée et les forces de l’ordre ont largement fait usage de gaz lacrymogène durant le défilé du cortège de manifestants, rapportent plusieurs médias.

L’Est Républicain parle de 4.000 manifestants dans les rues de Nancy en citant la police et d’incidents qui ont émaillé la manifestation, notamment sur la Place Stanislas. La CGT de Meurthe-et-Moselle parle de 10.000 personnes présentes.

Quelque 400.000 personnes manifestaient jeudi à Paris pour la onzième journée de mobilisation contre la réforme des retraites en France, a affirmé le syndicat CGT à l’AFP, alors que le chiffre des autorités n’était pas encore disponible.

C’est un peu moins que lors de la dernière journée d’action du 28 mars où la CGT avait fait état de 450.000 manifestants dans la capitale et les autorités de 93.000.

La Défenseure des droits Claire Hédon, dont les services ont été saisis de “90" signalements pour des violences policières depuis le début du mouvement de contestation, est présente jeudi avec des juristes dans la salle de commandement de la préfecture de police, invitée par le préfet Laurent Nuñez.

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