Nappes phréatiquesLa situation s'est "considérablement" améliorée dans le Grand Est

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Encore trop limité sur l'ensemble du territoire français, le niveau des nappes phréatiques a connu une recharge importante dans le Grand Est.
© Jean Woloszczyk / Unsplash

La situation s’est “considérablement” améliorée dans le Grand Est, mais pas dans toute la France. Le dernier bulletin du Bureau de Recherches Géologiques et Minières sur le niveau des nappes phréatiques françaises a mis en lumière des données en demi-teinte.

D’un côté, la pluie est arrivée trop tard. Car malgré les précipitations des dernières semaines sur plusieurs régions, une large majorité des nappes phréatiques françaises restent à des niveaux préoccupants, confirmant les prévisions d’une nouvelle sécheresse estivale.

De l’autre, une amélioration locale considérable pour le Grand Est. La carte du BRGM pour le 1er mai montre des niveaux “autour de la moyenne” en Meuse. Et “modérément haut” sur l’est de la Moselle et le sud de la Meurthe-et-Moselle.

“Ces pluies ont permis d’engendrer des épisodes de recharge et de repousser le début de la période de vidange sur les secteurs les plus arrosés”, note le BRGM.

L'état des nappes souterraines au 1er mai.
L’état des nappes souterraines au 1er mai.
© AFP

Au niveau national, 68% des nappes sont toujours à des “niveaux modérément bas à très bas”, dont 20% à des niveaux très bas, a annoncé mercredi le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Seuls 17% des réserves d’eaux souterraines présentent des niveaux au dessus des normales.

“En mars et en avril 2023, le cumul de précipitations a été excédentaire sur une grande partie du territoire” ce qui a eu “un impact bénéfique” sur les nappes des deux tiers nord du territoire, mais “la situation demeure peu satisfaisante sur une grande partie du pays”, souligne l’organisme public. Notamment dans le sud.

Il y a un mois, 75% des nappes étaient à des niveaux modérément bas ou très bas, rendant “avéré” le risque de sécheresse estivale pour certaines régions.

La situation est certes un peu meilleure, mais toujours très loin d’écarter le spectre d’une nouvelle sécheresse à l’été, qui pourrait même être pire que celle de l’an dernier, pourtant déjà exceptionnelle.

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