
En ces temps tourmentés, le tableau de bord des données publié par l’Agence Régionale de Santé avait tendance à passer au second plan ces dernières semaines. Le dernier en date, publié ce vendredi, attire toutefois l’attention: la courbe, qu’on s’était habitué à voir décroître depuis plusieurs semaines, est repartie vers le haut.
Alors que le taux d’incidence est de 584,8 sur le plan national, on a recensé 826,1 cas pour 100.000 habitants à l’échelle régionale, d’après les indicateurs calculés sur sept jours glissants. Parmi les personnes contaminées, la tranche d’âge la plus représentée est celle des 30-39 ans, suivie par celle des 0-9 ans. Quant au taux de positivité, il affiche 25,2, là encore supérieur au taux national qui atteint 21,25.
Dans le Grand Est, les départements les plus touchés sont les Ardennes, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle avec des taux d’incidence supérieurs à 1000.
Au niveau des agglomérations, c’est à Metz, Nancy et Strasbourg que la reprise est la plus sensible.
Cette augmentation des cas n’a pour l’instant pas d’impact sur les hospitalisations, toujours en décrue. Le taux d’occupation des lits par des patients Covid en réanimation ou en soins intensifs est inférieur à 40%. Le niveau de référence correspond aux capacités initiales de réanimation de la région Grand Est avant la crise soit 471 lits.
Ce rebond de l’épidémie reflète une tendance nationale. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a insisté vendredi sur la nécessité pour les personnes fragiles de “continuer à se protéger”. “Nous constatons actuellement un rebond en France, a-t-il déclaré, dans les pays qui nous entourent, c’est-à-dire que le Covid ne baisse plus, il augmente même. Au vu des derniers chiffres d’hier c’est 20% d’augmentation”.