La cité ducale fut l’une des premières de France à prendre cette décision parfois mal comprise par la population. Un arrêté préfectoral a rendu le port du masque obligatoire tous les jours de la semaine, entre 11h et 2h, pour les piétons de 11 ans et plus, dans des rues et sur des places incluses dans un périmètre signalé par des affiches et des plans.
“On était parmi les premières villes à prendre ces mesures, précise Lionel Adam, adjoint au maire en charge de la sécurité. Il fallait qu’on fasse quelque chose, on constatait que les gestes barrières n’étaient pas respectés, en particulier sur certaines terrasses. Ce n’est pas une mesure populaire. On n’est pas forcément là pour être populaires. On essaie d’être le plus juste possible. Malgré tout on constate que, pour l’instant, c’est assez respecté par la population.”

Metz ou Thionville n’ont pas pris de décisions aussi radicales, même si le port du masque est imposé dans certaines zones ou circonstances (rassemblements, espaces clos, marchés...)
RTL 5minutes a suivi une équipe de la Police municipale de Nancy chargée de faire respecter cette obligation. La tâche n’est pas aisée dans la mesure où beaucoup de personnes, en particulier les étrangers, ne sont pas au courant de la réglementation.
“Les policiers font preuve de pédagogie, poursuit Lionel Adam. En ce qui concerne la Police municipale, elle a dressé à peine une trentaine de procès verbaux en trois semaines. Il est difficile pour eux de faire la part entre les gens de bonne foi, pas encore au courant des mesures, et les autres. Mais par exemple, place Stanislas, où tout est balisé, il y a une forme de provocation quand des gens circulent sans masque. Je pense que c’est une mission qui n’est pas facile. Autant, dans le cadre d’une infraction routière, il n’y a pas matière à discuter. Pour les contrôles du port du masque, ils essaient d’agir avec beaucoup de discernement.”

L’arrêté préfectoral, entré en vigueur le 8 août dernier, courait sur une durée d’un mois. Il risque non seulement d’être prolongé, mais également d’être élargi territorialement.
“On va discuter de la suite avec monsieur le maire, conclut Lionel Adam. Si nécessaire, le périmètre pourrait être élargi. Nos 67 policiers municipaux vont devoir s’adapter. Un recrutement de 6 nouveaux a été lancé mais il faudra les former avant qu’ils puissent épauler leurs collègues. L’idée est tout de même d’étoffer l’effectif durant le mandat de Mathieu Klein.”