Hausse des cas à la frontièreLa Belgique pointe du doigt les "contacts fréquents" avec le Luxembourg

Thomas Toussaint
Dans son point quotidien sur l'évolution de l'épidémie, la Belgique a fait savoir qu'une hausse des contaminations avait été détectée en province de Luxembourg.
© JOSEPH PREZIOSO / AFP

Après plusieurs semaines de baisse, les chiffres semblent se stabiliser depuis quelques jours en Belgique. Problème: sur les derniers jours, la stabilisation survient à un niveau plus élevé attendu.

D’après le docteur Yves Van Laethem, qui présentait ce lundi matin les derniers indicateurs de l’épidémie, il y a encore “une légère baisse” des contaminations au niveau national. “Mais si on regarde les derniers jours, on a une stabilisation à un niveau plus élevé que celui auquel on souhaiterait.” Et c’est notamment le cas dans le nord du pays et en province de Luxembourg (+19% sur une semaine).

À la frontière luxembourgeoise, les contaminations sont en hausse chez les plus de 40 ans. Les travailleurs notamment. “Ceci s’explique peut-être par les contacts extrêmement fréquents avec le Luxembourg. Et on sait que le Luxembourg est actuellement un des pays avec le plus haut taux de contamination en Europe” a-t-il mentionné, en évoquant les nombreux frontaliers installés en Belgique.

Il a toutefois précisé qu’il s’agissait encore d’une spéculation et que les autorités n’avaient pas encore la preuve de ce qu’elles avancent. Une surveillance des indicateurs de l’épidémie sera réalisée durant les deux prochaines semaines.

La province de Luxembourg, en orange en bas à droite, sont en nette hausse par rapport au reste de la Belgique.
La province de Luxembourg, en orange en bas à droite, sont en nette hausse par rapport au reste de la Belgique.
© Impression écran Sciensano

Au niveau national, la réalisation du dépistage est de nouveau possible pour les asymptomatiques depuis le 23 novembre, ce qui a pu conduire à une hausse de cas détectés. “Cependant, le nombre de tests pratiqués n’a pas beaucoup augmenté. Cela ne peut donc pas expliquer l’entièreté du phénomène que nous constatons”, a déclaré le porte-parole belge.

Une autre possibilité est la hausse de la contamination chez les enfants et “de manière plus modérée” chez les adolescents, “probable conséquence” de la réouverture des écoles mi-novembre. “Pour ces enfants, on ne sait pas où l’infection s’est produite” a déclaré Yves Van Laethem. Le nombre de cas est relativement bas mais “peut jouer” dans la stabilisation des chiffres. La piste d’une contamination de l’adulte vers l’enfant est privilégiée. Le docteur Van Laethem a mis en garde les habitants contre un “cocktail détonnant” avec des contacts enfants/personnes âgées lors des fêtes.

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