
C’est au sénateur Dick Durbin, un démocrate, que l’on doit la question la plus parlante de l’audition de mardi: “M. Zuckerberg, aimeriez-vous nous dire le nom de l’hôtel où vous avez dormi hier soir ?”
La gêne se lit sur le visage du PDG de 33 ans. Dans la salle, les rires sont francs. Tel est pris qui croyait prendre. Le PDG de Facebook n’attendait pas la question mais avait, évidemment, la réponse appropriée: “Non.”
Et serait-il prêt à donner les noms des personnes à qui il a envoyé des messages ce week-end ? Zuckerberg se ressaisit et reprend le contrôle en choisissant bien ses mots: “Sénateur, non, je ne choisirais probablement pas de faire ça ici, en public.”
Arguant que les utilisateurs de Facebook “ont le contrôle” de ce qu’ils veulent partager, il n’aura pas fait oublier que de nombreuses applications utilisées quotidiennement sur Facebook profitent de leur position pour demander aux utilisateurs de leur confier, souvent sans le montrer de manière explicite, des données personnelles que personne ne voudrait partager.
Facebook a déjà perdu la confiance aveugle de ses utilisateurs. S’il ne parvient pas à mieux protéger les données de ses utilisateurs, Facebook risque fort de perdre définitivement ce qu’il a mis plus de quatorze ans à obtenir: ses utilisateurs.