
“Après un long vol, on a tous le même réflexe : on pose la valise, et direction la salle de bain pour une douche bien chaude. Sauf que c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire”, explique Karine, une hôtesse de l’air sur les réseaux sociaux.
Ce qui risque de faire grincer des dents, tant une douche chaude est un réflexe pour beaucoup, une “récompense” après avoir passé des heures coincés dans un avion. Evidemment, il n’y a pas de danger, à proprement parler, à le faire. Plutôt un désagrément : dans un avion, où l’air est souvent sec, “la peau se déshydrate, la barrière cutanée s’affaiblit...”. Et on obtient ce qu’on appelle l’”airplane skin” : peau sèche, tiraillement, zone grasse, boutons, teint terne...
Or, quand on prend une douche chaude juste après un long vol, “on détruit le peu de film protecteur qui reste, l’eau chaude aggrave la sécheresse, la peau se défend en produisant encore plus de sébum”. Avec comme résultat, tous les petits désagréments listés plus haut.
La réaction dépendra évidemment de la peau de chacun. Et, nuance l’hôtesse de l’air, c’est surtout la douche chaude qui est à proscrire. Une douche tiède ou froide produira moins d’irritations qu’une douche chaude.
Plusieurs revues beauté relaient ce type d’avertissement. “À 10 000 mètres d’altitude, la peau est mise à rude épreuve. Son premier challenge ? Faire face à l’air sec de la cabine. En effet, la peau a besoin d’un certain taux d’humidité autour d’elle pour rester bien équilibrée. Or, dans une cabine d’avion, le taux d’humidité est bien inférieur à celui au sol (environ 10 à 20 % contre 60 %). Dans cet environnement, la peau a tendance à se déshydrater, avec une sensation d’inconfort et de tiraillements à la clé. Autre défi : la pressurisation de la cabine qui entraîne un mauvais retour veineux et lymphatique, et une moins bonne circulation de l’oxygène dans les cellules cutanées. La peau se marque plus, elle peut paraître terne, fatiguée et bouffie” écrit la revue Marie Claire.
Pour les plus perfectionnistes, certains conseillent d’ailleurs d’adopter avant et après le vol des “routines de soins pour la peau”, pour la protéger et l’hydrater. A noter aussi qu’une bonne façon de limiter les dégâts est d’éviter la déshydratation tout court, en buvant suffisamment d’eau tout au long du voyage.