Les habitudes changentEn France, la bière prend une longueur d’avance sur le vin

RTL Infos
C’est un symbole qui vacille. Pour la première fois, les Français ont davantage bu de bière que de vin en 2025. Dix millions de litres de différence, dans un pays longtemps indissociable de la vigne. Mais derrière ce renversement, ce n’est pas la bière qui explose : c’est surtout le vin qui décroche.
© Pixabay

Selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale de la vigne et du vin, la consommation de vin a encore reculé de 3% l’an dernier. Avec 22 millions d’hectolitres bus sur l’année, la France tombe à son plus bas niveau depuis sept décennies. Le vin rouge est le plus touché : jugé trop puissant par une partie du public, fragilisé par le réchauffement climatique et par des modes de vie qui s’éloignent du repas traditionnel.

Les habitudes changent. Familles monoparentales plus nombreuses, repas livrés à domicile, apéros dînatoires qui remplacent les dîners à table… Le vin, encore associé au rituel du repas, perd du terrain. À l’inverse, la bière s’inscrit dans des moments plus spontanés, plus informels.

"Je bois plus de bière que de vin. J’adore le vin, mais plutôt hors repas. La bière, c’est plus festif", confie une consommatrice au micro de RTL France. Un autre ajoute : "Ça rafraîchit plus, ça détend après le travail, et ça se boit presque comme de l’eau".

La consommation de bière, elle, reste stable : environ 33 litres par personne et par an. Son atout majeur : un degré d’alcool plus faible, autour de 5°, soit deux fois moins que le vin. Et surtout, un segment en plein essor : celui du sans alcool, qui bondit de 12% en un an.

Au fond, ce basculement raconte surtout une génération qui cherche à boire moins, différemment, et à s’éloigner des codes traditionnels. La bière en profite, le vin s’efface — et la France tourne une page de son histoire liquide.

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