Lundi, à Anvers, le Lys décrochait sa première étoile Michelin. Moins de 24 heures plus tard, retour à la réalité pour Kim de Dood et son équipe : le service, la précision, les gestes répétés — mais avec une saveur forcément différente.
En cuisine, le sérieux est toujours de mise mais avec un peu plus de légèreté que d'habitude. "Ça récompense toute une année de travail, fourni par énormément de gens, d’une équipe hyper passionnée, hyper motivée et qui y croyait depuis le début", confie Hugo Borrel, sous-chef.
"Certains ont rejoint l’équipe en cours de route, mais l’étoile est à nous tous. C’est énormément de bonheur pour tout le monde."
Même sentiment de fierté du côté de Titouan Eyraud, chef de partie au froid : "C'est le fruit de beaucoup de travail. Une fierté. On va continuer comme ça pour conserver cette étoile."
Pour les plus jeunes membres de la brigade, la distinction prend une dimension particulière. "J’étais extrêmement content", raconte Anthony Nicolay, commis de cuisine. "C’est une fierté d’être là depuis l’ouverture du Lys et d’avoir obtenu cette étoile."
La nuit qui a suivi la cérémonie a été, logiquement, un peu différente. "C’était une grosse célébration", sourit Kim de Dood.
"On est revenu au Luxembourg très vite après avoir reçu cette récompense à Anvers, justement pour pouvoir faire la fête avec toute l’équipe au Paname, pour trinquer."
Une parenthèse festive, avant de reprendre le rythme en cuisine. Avec, désormais, une étoile à assumer.