Le seuil de déclenchement de l’index n’est pas encore atteint, mais il s’en approche nettement. Selon Tom Haas, invité de la rédaction ce matin, une nouvelle tranche indiciaire devrait tomber courant mai et être appliquée en juin.
Le directeur du Statec reste toutefois prudent quant à l’éventualité d’une tranche supplémentaire d’ici la fin de l’année. L’évolution dépend fortement du contexte géopolitique, notamment de la guerre en Iran, qui pourrait faire basculer la situation d’un jour à l’autre.
À l'heure actuelle, les marchés financiers internationaux restent relativement calmes. Toutefois, si aucune issue n'est trouvée dans les semaines à venir, notamment en ce qui concerne le blocus du détroit d'Ormuz, la situation pourrait changer, prévient Tom Haas.

Après les produits pétroliers, les prix des denrées alimentaires, du gaz ou d'autres produits industriels pourraient également augmenter en cas de problèmes au niveau des chaînes d'approvisionnement. "On ne sait tout simplement pas ce qui va se passer", prévient le directeur du Statec.
C'est pourquoi l'Institut national de la statistique et des études économiques du Grand-Duché de Luxembourg a élaboré plusieurs scénarios, qui couvrent un large éventail. L'inflation pourrait s'élever à 2,5% ou à 4%, par exemple.
Pour l'instant, nous sommes encore loin de 2022. Pour rappel : cette année-là, l'inflation a parfois dépassé les 7% en raison des prix élevés de l'énergie. Cela ne peut pas non plus être exclu cette fois-ci si la crise persiste.
Le léger optimisme qui prévalait en début d’année concernant la croissance économique s’est estompé, constate encore Tom Haas. Une dynamique moins favorable qui risque également de peser sur l’évolution du marché du travail, probablement moins robuste qu’espéré.
Aujourd’hui a lieu la première réunion préparatoire à la table ronde tripartite ; le gouvernement rencontre séparément les syndicats et le patronat. Dans exactement une semaine, la première réunion tripartite aura lieu, avant le début effectif de la table ronde en juin.
Le Statec est un élément important et central de la Tripartite, bien qu'il ne soit pas un partenaire de négociation. "Nous fournissons des chiffres, des diagnostics et des analyses de manière neutre, conformément à notre mission", explique Tom Haas.