
Après les vacances de Pâques 2025, les téléphones portables ne seront plus autorisés en classe à l’écoles primaire. L’interdiction des smartphones pour les élèves de l’enseignement fondamental est saluée par l’ensemble de l’opposition parlementaire (LSAP, ADR, Verts, la Gauche).
En revanche, un certain nombre de questions restent en suspens en ce qui concerne l’interdiction partielle du smartphone au lycée. Il s’agit ici de l’obligation d’observer une distance physique entre les lycéens et leur téléphone portable pendant le cours. Le ministère de l’Education a chargé tous les lycées d’élaborer d’ici les vacances de Pentecôte, un concept sur la manière dont cette interdiction partielle sera appliquée.
“J’ai le sentiment que beaucoup de responsabilités sont transférées aux lycées”, estime Djuna Bernard (Déi Gréng). La députée souhaite que les lycées reçoivent des pistes sur les possibilités de mise en oeuvre.

Francine Closener (LSAP) considère aussi que le ministère doit esquisser des solutions. “Les lycées ne peuvent pas être laissés livrés à eux-mêmes, car il est important que toute la communauté scolaire soit derrière eux”, selon la députée. Les enseignants et les lycéens, surtout dans les classes supérieures, doivent être impliqués. Mais pour Francine Closener, il est également évident que les tablettes ne peuvent pas disparaître purement et simplement du lycée. L’éducation aux médias et l’utilisation des médias numériques restent importantes. Cependant, il manque un concept.
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Outre l’interdiction des téléphones portables dans les écoles, l’alphabétisation en français fait également partie des sujets qui marquent cette rentrée. Un projet pilote est déjà en cours dans plusieurs écoles depuis deux ans. Fred Keup (ADR) est cependant d’avis que ces expériences ne suffisent pas pour proposer une offre généralisée dès 2026. “Nous craignons que quelque-chose soit réalisé ici, qui ne sera plus évalué”, affirme le député. Après tout, le ministre de l’Éducation libéral, Claude Meisch, avait promis que l’on examinerait en amont si l’alphabétisation en français apportait réellement quelque chose.
L’école doit s’adapter à la réalité du pays, estime David Wagner (déi Lénk). Il ne se peut pas que la scolarité d’élèves soit remise en question parce qu’ils ne sont pas aussi bons dans une langue. Nous savons depuis plus de 50 ans que le système scolaire luxembourgeois reproduit des inégalités. Des études le prouvent en permanence. “Il est évident qu’au Luxembourg nous sommes toujours dans un système scolaire qui approfondit encore les injustices sociales”, selon David Wagner.