
Le quotidien allemand fonde son classement sur une étude d’Eurostat recensant les nuitées des touristes étrangers dans des hébergements tels que les hôtels et autres établissements en 2024.
L’article décrit des pays comme le Luxembourg, le Liechtenstein et la Macédoine du Nord comme des joyaux cachés pour des vacances agréables, affirmant que c’est là que les visiteurs rencontreront le moins de touristes. Selon Die Welt, le Grand-Duché occupe la troisième place. Le Monténégro, Malte, la Macédoine du Nord et la Lettonie sont également en tête.

Toutefois, le nombre absolu de nuitées ne permet pas à lui seul de savoir si les visiteurs passeront des vacances tranquilles et détendues.
De nombreux autres facteurs doivent être pris en compte, ce qui signifie que la question ne peut pas être évaluée uniquement sur la base du nombre total de touristes. Par exemple, le rapport entre la population d’un pays et le nombre de touristes joue un rôle important. La taille du pays, sa superficie et la répartition des infrastructures touristiques sont autant d’éléments qui influencent la possibilité pour les visiteurs de rencontrer des foules importantes.
Si l’on compare le nombre de résidents au nombre de touristes étrangers qui visitent le pays chaque année, le classement est très différent et reflète sans doute mieux la réalité. Dans ce cas, le nombre de nuitées des touristes est divisé par la population du pays concerné. Le résultat indique le nombre de nuitées touristiques par habitant chaque année.
Sur cette base, la Macédoine du Nord se classe à 1,2, suivie de la Roumanie à 1,6, de la Serbie à 1,9, de la Turquie à 2,4, de la Lettonie et de la Pologne à 2,5, de la Slovaquie à 2,6, de l’Albanie à 2,7, de la Lituanie à 2,9 et de la Hongrie à 3,3. Selon l’interprétation du Welt, il s’agit là des dix destinations les plus calmes et les plus détendues. À l’autre bout de l’échelle, on trouve la Croatie, Malte et la Grèce, où la densité touristique est nettement plus élevée.
Le Luxembourg, quant à lui, se situe en milieu de tableau, aux côtés de pays comme la France, l’Allemagne et la Suède.
Si la superficie, l’infrastructure touristique et le nombre de touristes qui ne passent pas la nuit sur place étaient également pris en compte, les résultats seraient probablement différents. Cela donnerait sans doute une image plus précise et plus proche de la réalité que si l’on se basait uniquement sur le nombre total de nuitées, qui, pris isolément, ne révèle pas grand-chose sur le degré d’encombrement d’une destination.