
Dans une évaluation rapide publiée le 19 février, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) saluent la mobilisation massive des États membres pour sécuriser le marché. Selon leurs conclusions, la probabilité d’être exposé aujourd’hui à un lait infantile contaminé est considérée comme faible. Le gouvernement luxembourgeois réaffirme de son côté son engagement total pour garantir la sécurité alimentaire et protéger la santé des enfants.
Cette réponse coordonnée s’est construite à l’échelle nationale et internationale. Les échanges constants entre les autorités luxembourgeoises, les réseaux européens d’alerte rapide et les agences sanitaires ont permis une circulation rapide et fiable des informations afin d’identifier l’origine potentielle de la contamination. Cette coopération a rendu possible le rappel immédiat des lots susceptibles d’être concernés, tout en assurant un suivi précis des nourrissons présentant des symptômes compatibles.
La sécurisation du marché est restée la priorité absolue. Le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture et un laboratoire européen spécialisé, a procédé à des analyses ciblées sur les échantillons de lait en poudre liés aux suspicions de cas. En parallèle, 35 échantillons issus de toutes les marques commercialisées au Luxembourg ont été testés pour détecter la présence de céréulide. Un seul s’est révélé positif et a immédiatement fait l’objet d’un rappel.
Sur le plan sanitaire, trois cas ont été examinés au Luxembourg. Deux nourrissons, hospitalisés pour déshydratation, se sont complètement rétablis. Les analyses cliniques réalisées chez les trois enfants se sont révélées négatives. Toutefois, le lait consommé par l’un d’eux a été testé positif à la toxine, tandis que les deux autres échantillons se sont avérés négatifs. Le lot concerné par le résultat positif était déjà en cours de rappel au moment de l’analyse. À ce stade, aucun cas lié à la consommation de laits infantiles n’a pu être confirmé dans le pays.