
Comptez 516.000€ pour un appartement de 50 m2 et doté une chambre. Ou encore 617.000€ pour cet autre logement de 59 m2 avec une chambre. Des appartements vendus plus de 10.000€ / m2 et censés être “abordables” qui ont intrigué le parti des Pirates.
Dans une question parlementaire, le député Marc Goergen a questionné le gouvernement. “Ce prix au mètre carré “abordable” est étonnamment élevé” pour des logements vendus avec un bail emphytéotique de 99 ans, peut-on lire dans le document.
Sur son site, le projet “Kiem2050" vante un quartier construit dans “une démarche éco-responsable” permettant de “vivre sans voiture” grâce à sa connexion avec le réseau des transports publics. Il promet “135 superbes logements neufs” vendus “30% moins chers que les prix du marché”.
Dans sa réponse, la ministre des Travaux publics, Yuriko Backes, a répondu aux interrogations du député. Elle rappelle notamment que le projet “Kiem2050", bien qu’initié par le Fonds Kirchberg, est en fait développé et commercialisé par un promoteur privé qui a obtenu le droit d’emphytéose sur les terrains.
Quant au prix au mètre carré, il a été “respecté”, même s’il peut “varier de 10% à la hausse ou à la baisse”. La ministre juge que les exemples cités par le député des Pirates sont “extrêmes” et ne concernent que quelques “petits logements”, par nature plus onéreux au mètre carré. “Les appartements avec trois chambres sont vendus à un prix étalé entre 7.147 et 8.559€ par mètre carré”, écrit la ministre. “Le prix du terrain pour la durée de l’emphytéose est déjà inclus, ce qui explique le prix de vente plus élevé” assure-t-elle, alors que ce “n’est pas le cas des promoteurs publics”.
Concernant la notion de logements “abordables” la ministre précise encore que le projet “Kiem2050" n’entre pas dans le cadre du programme de logements abordables publics du gouvernement. “Le Fonds Kirchberg n’est pas un promoteur public et ne bénéficie d’aucune subvention ni financement de l’État. Ses activités doivent donc lui permettre de générer des ressources suffisantes pour remplir sa “mission d’utilité publique”.
Selon Yuriko Backes, ce projet-pilote est censé “aider” les résidents dont les revenus sont trop élevés pour bénéficier du véritable programme de logements abordables de l’État, mais restent insuffisants pour se loger sur le marché privé.
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