
Ce jour-là, Lux-Airport avait invoqué une “avarie technique” pour justifier la défection momentanée du détecteur de métaux lors du passage d’une douzaine de voyageurs. Ces derniers n’ayant pas pu être identifiés, tous les passagers avaient dû repasser le contrôle, pour des raisons de sécurité. Plusieurs centaines étaient concernés, ce qui avait entraîné l’évacuation de la zone de sûreté aéroportuaire et suscité une belle pagaille. Si les choses étaient finalement rentrées dans l’ordre, plusieurs vols avaient été annulés et d’autres retardés.
La société Lux-Airport est revenue mercredi sur l’origine de l’"avarie technique” du 10 mai. La nuit précédente, pendant les travaux d’entretien, le câble d’alimentation du portique détecteur de métaux avait été malencontreusement débranché. Lorsque les contrôles ont commencé, le matin du 10 mai peu après 4h00, personne ne l’a remarqué et il a fallu huit minutes avant de découvrir que le câble du portique de sécurité n’était pas branché correctement. Pendant ces huit minutes, 12 personnes ont franchi le portique et pénétré dans la zone de sûreté aéroportuaire sans avoir été véritablement contrôlés. Si un passager ne porte aucun objet métallique sur lui, il est normal qu’aucun voyant ne clignote, précise le responsable de la sécurité de l’aéroport, Daniel Conrardy.
L’alarme n’ayant pas retenti pendant un certain laps de temps, le personnel de sécurité s’est montré sceptique et l’erreur a été détectée. Après analyse de l’incident, aucune faute n’a pu être constatée de la part des salariés, il n’y a donc pas de conséquences au niveau du personnel.
Les procédures seront cependant adaptées à l’avenir. Le test automatique des détecteurs de métaux n’aura plus seulement lieu une fois par jour, comme c’était le cas jusqu’à présent, mais aussi avant le début des contrôles à 4h00 du matin. Auparavant, le dernier test automatique était en effet effectué à 18h30. L’incident avec le câble d’alimentation s’étant produit vers minuit, l’erreur n’avait pas été détectée le matin.
“Cela ne m’est jamais arrivé en 20 ans”, a indiqué Daniel Conrardy. Ces sources d’erreurs potentielles devront toutefois être modifiées ultérieurement.

En raison du problème au détecteur de métaux, toute la zone de sécurité aéroportuaire a dû être évacuée. Lorsque que la police de l’aéroport a été informée de l’incident, peu avant 5h00, un certain nombre de voyageurs avaient déjà passé le contrôle de sécurité, et parmi eux les 12 personnes qui n’avaient pas été correctement contrôlées.
Dans ce cas, la sécurité des passagers n’a pu être garantie que par une évacuation totale. Une fois la zone de sûreté vide, une fouille complète a été menée, affirme Ken Dechaize, directeur adjoint de la police de l’aéroport. Même les chiens de recherche ont été mobilisés. Il n’y a aucune alternative pour la sécurité des passagers, a-t-il été clairement souligné par la police de l’aéroport.
Sur les 84 vols prévus le 10 mai, 43 ont enregistré des retards et 10 ont été annulés.
En ce qui concerne les remboursements pour cause d’annulation ou de retards, les passagers doivent d’abord se tourner vers leur compagnie aérienne. La responsabilité incombant toutefois à Lux-Airport, les compagnies pourront éventuellement déposer ensuite une demande auprès de la société d’exploitation de l’aéroport, selon le CEO de LuxAirport, Alexander Flassak. Cela n’a pas encore été le cas à ce jour.