
L’économie ralentit, pourtant depuis plusieurs mois, les prix des carburants sont en hausse. Au grand dam des automobilistes. En quelques mois, le prix au litre du diesel a bondi de 1,39 à 1,73€ entre la mi-mai et la mi-septembre. Ces derniers reculent depuis quelques jours, mais pour combien de temps?
Entre le cours du dollar américain, l’était de l’économie mondiale, les affrontements entre Israël et Gaza et la réduction de la production, le marché de l’énergie a connu des signaux contrastés. Dans une réponse à une question parlementaire, les ministres de l’Économie et de l’Énergie ont confirmé l’incertitude globale sur les prix.
“Les déterminants macroéconomiques feraient plutôt baisser les prix, mais les réactions et décisions de cartels et de certains pays sur un marché très concentré peuvent inverser cette tendance.” Des pays producteurs comme l’Arabie saoudite et la Russie ont réduit leur production pour provoquer “une réduction artificielle de l’offre” au moins jusqu’en fin d’année. Alors même que l’économie ralentit dans de nombreux pays. Les affrontements au Moyen-Orient, et le risque de contagion, viennent finalement de justement provoquer une hausse du prix du baril depuis début octobre. Une augmentation qui devrait vite se répercuter sur les prix si elle est durable.
À ce niveau d’incertitude et de facteurs externes, les ministres sont formels: “impossible de se prononcer”. Ils ajoutent tout de même que malgré le coût pour les consommateurs,“les prix des produits pétroliers au Luxembourg sont significativement moins élevés que dans les pays voisins”. Parfois d’une vingtaine de centimes par litre (c’est l’écart actuel entre le Luxembourg et la France).
Au 15 septembre, quand un litre de diesel valait 1,704€ à la pompe, l’automobiliste payait environ 1,04€ pour le produit en lui-même, puis 0,43€ d’accises (taxe CO2 incluse) et encore 16% de TVA. Sur l’essence, vendue 1,678€ le même jour, la facture se composait de 0,91€ pour le carburant, 0,54€ pour les accises et 16% pour la TVA.
Un prix quasiment insensible à la réduction de la TVA appliquée pour cette année 2023: elle vaut moins de deux centimes par litre. En plus de la fin de la TVA réduite le 31 décembre, puis la hausse de la taxe CO2 en 2024, les automobilistes du Luxembourg devront s’attendre à de nouvelles variations de prix.
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