
Au moins quatre personnes ont été blessées, dont certaines grièvement, et une a été tuée lundi dans une attaque perpétrée dans un amphithéâtre de l’université de Heidelberg par un homme muni d’une “arme longue”.
L’attaque s’est produite peu après midi: un homme a pénétré, muni d’une “arme longue”, dans un amphithéâtre du campus de Neuenheimer Feld où un cours était donné et a ouvert le feu “autour de lui”, visiblement sans cible particulière, a affirmé à l’AFP le porte-parole de la police de Mannheim, Stefan Wilhelm. Une trentaine d’étudiants étaient présents dans la salle.
Quatre personnes ont été touchées par balles, dont la jeune fille qui a plus tard succombé à ses blessures à l’hôpital.
L’auteur de l’attaque s’est ensuite dirigé vers l’extérieur du bâtiment et “s’est suicidé” dans l’enceinte du campus universitaire, a précisé la police.
L’auteur d’une fusillade était un Allemand de 18 ans, étudiant en sciences, a indiqué le président de la police locale. “Les armes (que le tireur portait avec lui, ndlr) ont été achetées à l’étranger”, a ajouté Siegfried Kollmar alors que les motivations de cet homme restent, selon le parquet, encore à déterminer.
Toutefois les enquêteurs ont averti lors d’une conférence de presse que “de premiers indices” montraient qu’il souffrait “d’une maladie psychique de longue date”.
Les enquêteurs ont retrouvé dans son sac à dos “plus d’une centaine de munitions” et l’auteur de la fusillade ne disposait pas d’un permis de port d’arme, selon M. Kollmar, qui a souligné qu’il avait agi seul et qu’il n’était pas connu des services de police auparavant.
Selon les enquêteurs, il a envoyé un message sur Whatsapp juste avant la fusillade affirmant: “les gens doivent être punis maintenant”, exprimant également son voeu de funérailles en mer, a ajouté le chef de la police.
L’université d’Heidelberg, fondée en 1386, est la plus ancienne université d’Allemagne. Cet établissement de recherche est une université d’État, avec un large éventail de cursus, des sciences humaines à la médecine, et est situé dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest), entre Stuttgart et Francfort.
La devise de l’université est “Semper apertus” - “toujours ouvert” - et l’institution affiche sa volonté de travailler dans un esprit d’ouverture et de tolérance.
Après plusieurs mois de cours à distance en raison de la pandémie, les cours y ont repris en présentiel en octobre, a indiqué à l’AFP, une chercheuse travaillant à cette université. Elle a précisé que des contrôles étaient effectués à l’entrée de l’établissement, notamment du pass sanitaire.