Fatigue, maux de tête, sueurs...Quels sont les symptômes les plus fréquents avec Omicron?

Romain Van Dyck
Le récent variant Omicron est désormais majoritaire au Luxembourg. Voici les principaux symptômes qui semblent lui être associés.
Fatigue, maux de tête et de gorge, éternuements... Les symptômes d'Omicron ressemblent souvent à ceux de la grippe, ce qui ne facilite pas la lutte contre ce variant particulièrement contagieux.
Fatigue, maux de tête et de gorge, éternuements... Les symptômes d’Omicron ressemblent souvent à ceux de la grippe, ce qui ne facilite pas la lutte contre ce variant particulièrement contagieux.

La vague Omicron se propage à une vitesse fulgurante dans le monde. Y compris au Luxembourg, où il vient de devenir majoritaire:

Malgré le faible recul dont on dispose, on remarque déjà que ce variant particulièrement contagieux est associé à certains symptômes plus ou moins fréquents.

LES SYMPTÔMES FRÉQUENTS

On remarque que ces symptômes s’avèrent différents des souches précédentes, tout en ressemblant fréquemment à ceux d’un rhume. Ce qui se traduit par:

  • le nez qui coule
  • des éternuements (toux sèche et irritante)
  • des maux de gorge et de tête
  • une grande fatigue

De plus, l’Omicron s’attaquerait plus aux bronches qu’aux poumons, contrairement aux précédents variants. Les douleurs musculaires, faisant penser à des courbatures comme une grippe, et la fièvre peuvent faire leur apparition également.

Santé publique France analyse par exemple, dans son point épidémique publié jeudi, que parmi les symptômes les plus fréquents, l’asthénie (une fatigue anormale) arrive en tête (59%), suivie de la toux (54%) et de la fièvre (48%).
D’ailleurs, la diminutionde l’appétit fait partie des nouveaux symptômes observés avec le variant Omicron.

LES SYMPTÔMES INHABITUELS

Selon des études en Afrique du Sud et au Royaume-Uni, des malades font état également de sueurs nocturnes. Plusieurs malades en France signalent ce symptôme.
De plus, selon le médecin David Lloyd, interrogé par Sky News, 15 % des enfants infectés par le variant Omicron auraient des éruptions cutanées.

En revanche, les pertes de goût et d’odorat, qui étaient caractéristiques de la souche originale et du variant Delta notamment, sont bien moins présentes avec le variant Omicron.

DÉLAI D’APPARITION, GRAVITÉ, TESTS PCR...

L’ordre de survenue des symptômes diffère avec Omicron. La toux est ainsi devenue le premier symptôme à apparaître, avant la fièvre.

Selon la Johns Hopkins School of Medicine, la durée d’incubation serait plus courte. Les symptômes apparaîtraient environ 2 jours après l’infection chez les personnes qui présentent un schéma de vaccination complet contre environ 7 jours après l’infection pour celles qui n’ont reçu aucune dose.

En outre, publie ce lundi le ministère de la santé luxembourgeois, ce variant peut échapper à une immunité antérieure. Ce qui signifie qu’il peut infecter les personnes qui ont déjà eu la COVID-19, celles non vaccinées ou vaccinées il y a plusieurs mois.

Autre caractéristique notable, la contagiosité d’Omicron est largement supérieure aux souches précédentes. Aux Etats-Unis, des chercheurs pensent d’ailleurs en avoir trouvé la cause: l’endroit où le variant vit dans notre corps. “Il y en a beaucoup plus dans les grandes voies respiratoires des poumons”, affirme le Docteur Peter Chin-Hong, expert en maladies infectieuses à l’Université de Californie San Francisco (UCSF), à la chaîne de TV américaine abc7. “C’est plus près du nez et de la bouche et il y en a une tonne là-bas, vous l’expulsez juste beaucoup plus”.

Quant à la gravité des symptômes, elle serait moindre qu’avec les précédents variants. “Les analyses préliminaires du Royaume-Uni, du Canada, des États-Unis et d’Israël suggèrent un risque d’hospitalisation réduit pour Omicron par rapport aux autres variants (de 56% à 81%)” écrit Santé Publique France (mais ces données sont à interpréter avec précaution car les cas d’infection sont encore majoritairement observés chez une population jeune, et donc moins à risque, précise-t-elle). Et si ces symptômes s’avèrent davantage bénins, ils restent à prendre au sérieux, en cette période hivernale. Et d’autant que les personnes atteintes risquent effectivement de les confondre avec un banal rhume, et donc ne pas se faire tester ni pratiquer correctement les gestes barrières.

Enfin, les autorités américaines ont émis des craintes à propos des tests antigéniques et des autotests, qui s’avèreraient moins sensibles au variant Omicron.

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