
Il y a près de deux semaines le PDG du groupe Lufthansa, Carsten Spohr, avertissait qu’il serait contraint d’effectuer “18.000 vols inutiles” durant l’hiver "uniquement pour conserver ses droits de décollage”. Une déclaration qui a logiquement créé la polémique.
La Commission européenne a d’ailleurs réagi en rappelant que la règle du “use it or lose it” appliquée aux créneaux horaires avait été suspendue au mois de mars 2020 pour aider les compagnies à faire face à la pandémie. Elle a également rappelé que les règles concernant la conservation des créneaux avaient été allégées l’année suivante.
Ce mercredi, c’était au tour du patron de Ryanair de réagir: “La solution au problème des vols fantômes de Lufthansa est simple : il suffit de vendre ces sièges aux consommateurs. Si Lufthansa a réellement besoin d’exploiter ces vols, elle devrait être tenue de les vendre au public à bas prix.”

Michael O’Leary accuse Lufthansa d’exploiter les créneaux horaires qui lui sont assignés “dans le seul but des les bloquer” et “de se protéger de la concurrence des compagnies aériennes à bas prix”.
Dans ce contexte, le PDG de Ryanair a demandé à la Commission européenne d’intervenir en forçant “Lufthansa et d’autres compagnies aériennes subventionnées par l’État à libérer les créneaux horaires qu’elles ne souhaitent pas utiliser”.
Le patron de la compagnie aérienne a profité de l’occasion pour en rajouter une couche: “Lufthansa devrait vendre les sièges de ces vols à bas prix et récompenser les consommateurs européens, dont beaucoup ont financé les 12 milliards d’euros d’aides d’État que Lufthansa et ses filiales en Belgique, en Autriche et en Suisse ont déjà reçus des contribuables.”
Michael O’Leary est connu pour ses sorties médiatiques explosives. Il a fait l’objet de nombreux articles de presse reprenant ses déclarations les plus “marquantes”, “absurdes” ou “provocatrices”. BFM Businesse a même dressé un best-of de ses citations.