
Le pétrole reprenait jeudi son escalade, atteignant un prix record depuis plus d’une décennie, et entraînait avec lui les matières premières, en raison des incertitudes sur l’approvisionnement générées par la guerre en Ukraine.
Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe, a grimpé jusqu’à 119,84 dollars. Le seuil des 120 dollars n’a pas été atteint depuis 2012.
Le West Texas Intermediate (WTI) coté à New York a quant à lui poussé jusqu’à 116,57 dollars, un nouveau sommet plus vu depuis septembre 2008. Les deux références de l’or noir ont flambé d’environ 50% depuis le début de l’année.
En réponse à cette envolée et au manque de réaction de l’Opep+, l’Agence internationale de l’énergie a annoncé mardi la mise sur le marché de 60 millions de barils tirés des réserves de ses pays membres. Le Grand-Duché y participe et prévoit la mise à disposition de 108.000 barils issus de ses stocks.
Au Luxembourg, les prix des carburants atteignent, évidemment, des niveaux inédits:
Le gaz naturel était lui aussi entraîné à la hausse, le TTF néerlandais touchant les 199,990 euros le mégawhattheure (MWh), un record historique. La Russie représente plus de 40% des importations annuelles de gaz naturel de l’Union européenne. Le gaz britannique tutoyait pour sa part son record historique de décembre dernier.
La hausse des prix, qui s’explique par la guerre en Ukraine et une “prime de risque” sur l’offre pétrolière en provenance du géant russe, est accentuée “par l’incertitude (...) et l’ajustement de positions spéculatives”, note Tamas Vargas, analyste de PVM.