
“Nous respectons toutes nos obligations en matière d’approvisionnements énergétiques”, a-t-il souligné lors d’une réunion gouvernementale.
Il a insisté sur le fait que “tous les volumes” étaient livrés à l’Europe comme ailleurs et que même le “système de transport de gaz de l’Ukraine est rempli à 100%”, ce réseau de gazoduc constituant l’une des artères gazières clé pour approvisionner le continent européen, dont 45% du gaz provient de Russie.
Selon M. Poutine, dès lors, l’envolée des cours du gaz et du pétrole sur les marchés mondiaux n’a rien à voir avec la Russie, alors que les prix atteignent des sommets depuis que les forces russes sont entrées en masse en Ukraine.
“Les prix augmentent là-bas, mais ce n’est pas de notre faute, c’est le résultat de leurs propres erreurs de calcul, on ne peut pas nous rejeter la faute”, a-t-il dit.
Le chef de l’État russe a par ailleurs estimé que les sanctions occidentales allaient compliquer l’exportation d’engrais et entraîner une hausse mondiale des prix alimentaires.
La Russie, tout comme son voisin le Bélarus, lui aussi durement sanctionné, sont des grands fournisseurs d’engrais minéraux et approvisionnent aussi bien l’Europe que l’Amérique du Sud.
“Si ça continue comme ça, cela aura des conséquences sérieuses (...) pour le secteur alimentaire dans l’ensemble, la hausse de l’inflation sera inévitable”, a dit M. Poutine.
Si les engrais russes ne sont pas directement visés par les sanctions, les secteurs de la finance et de la chaîne logistique le sont, ce qui affecte les capacités de la Russie à exporter.
Le ministère russe de l’Industrie a recommandé la semaine dernière aux producteurs d’engrais de suspendre temporairement leurs exportations.
“Si on continue de nous créer des problèmes pour financer ce travail, l’assurer, dans la logistique, la livraison de nos produits (...) alors les prix vont augmenter toujours plus, et cela va se ressentir sur le prix du produit final, les produits alimentaires”, a insisté M. Poutine.
Tout en décrivant ce scénario catastrophe, le président russe s’est efforcé de rassurer les Russes en soutenant que l’économie du pays allait s’adapter.