
Les derniers calculs du Statec confirment que la dernière tripartite entre le gouvernement luxembourgeois et les partenaires sociaux a été fructueuse.
Malgré les crises successives, d'abord Covid puis de l'énergie, le pouvoir d'achat d'un ménage moyen va s'accroître en 2023, par rapport à 2019. Et ce, quel que soit le type de chauffage utilisé.
Une amélioration rendue possible par les nombreuses mesures de la tripartite, écrit le Statec.
En redécoupant les ménages du pays en cinq groupes égaux, du plus bas revenu au plus élevé, le Statec fait plusieurs constat:
Si les ménages les plus aisés ont un revenu qui semble augmenter le plus, ceux-ci sont moins élevés qu'ils ne l'auraient été sans la tripartite. À l'inverse, grâce à la tripartite, les moins aisés gagnent plus que prévu.
"L’effet négatif sur les ménages aisés s’explique par le retardement mécanique des tranches indiciaires" explique le Statec. Alors que les mesures, notamment sur les prix de l'énergie, profitent aux ménages à faibles revenus dont l'énergie représente un gros budget.
"Les mesures tripartites relatives au gaz et au mazout se traduisent par une réduction de leurs dépenses en chauffage." Avec un avantage à ceux qui se chauffent au gaz, dont le prix est plafonné, alors que celui du fuel est seulement subventionné.
Les particuliers ne sont pas les seuls à avoir profité de la tripartite, signale le Statec: les employeurs aussi y ont gagné. Notamment grâce à une baisse de leurs coûts salariaux, estimée à deux milliards d'euros, "ce qui favorise l'économie luxembourgeoise". Des données que le gouvernement aura en tête pour sa prochaine tripartite, annoncée cette semaine en prévision du déclenchement d'un troisième index en fin d'année.