Energie, alimentation, services... Les prix n'ont pas fini d'augmenter au Luxembourg

Gaël Arellano
Le Statec anticipe une augmentation des prix de l'énergie jusqu'au troisième trimestre 2026 au moins, dépendant de l'évolution de la situation au Moyen-Orient. Les prix de l'alimentation devraient forcément suivre, à quelques mois d'intervalle.
© envato

Séminaire sur l'indice des prix à la consommation national et sur l'inflation à Belval ce mercredi. L'occasion pour le Statec de présenter ses dernières prévisions de l'inflation. Des prévisions fortement influencées par la guerre au Moyen-Orient et tout ce qu'elle implique: les prix du pétrole et du gaz ont décollé depuis le début du conflit. Un conflit dont on ne voit pas le bout.

Et forcément, ça déteint sur les prévisions d'inflation, au Luxembourg et ailleurs. À savoir que le Statec se base sur les prévisions d'Oxford Economics pour prédire l'évolution des prix du gaz, du pétrole et de l'électricité, qui influent fortement sur le niveau de l'inflation. Des prévisions qui peuvent changer à tout moment au vu de la situation géopolitique actuelle. Cependant, à ce stade, une chose semble être sûre: les prix devraient continuer à augmenter en 2026.

À commencer par le pétrole qui pourrait atteindre des niveaux records si le détroit d'Ormuz ne rouvre pas. Un pic est prévu cet été (août 2026) puis les trois scénarios envisagés (bas, central et haut) vont dans le sens d'une baisse progressive dès le dernier trimestre 2026. Le prix du gaz, lui, pourrait augmenter jusqu'à la fin de l'année puis redescendre en début d'année 2027. Mais ce n'est pas fini pour autant.

En effet, tous les schémas indiquent que si répit il y a sur les prix de l'énergie, les effets la crise actuelle se répercuteront inévitablement sur les prix de l'alimentation en fin d'année voire au début de l'année 2027. Le prix des services serait également impactés, mais dans une moindre mesure. Le Statec souligne néanmoins qu'au regard des "fortes incertitudes entourant l'environnement international, les perspectives demeurent particulièrement fragiles et sujettes à des évolutions rapides".

Jusqu'à trois indexations à venir

© Statec

Trois hypothèses en ce qui concerne l'inflation ont été formulées par le Statec devant la presse mercredi matin: le scénario bas (optimiste), le scénario central et le scénario haut (pessimiste). Selon ces scénarios, l'inflation pourrait se situer entre 2,3 et 4% en 2026, dépendant de la suite des événements au Moyen-Orient. Dans tous les cas, cela déclencherait au moins deux indexation des salaires. La première intervenant dès le mois de juin.

La deuxième indexation serait déclenchée, au plus tard, au troisième trimestre 2027 (scénario bas). Mais si la guerre et la crise persistaient (scénario haut), on pourrait voir une deuxième indexation dès le troisième trimestre 2026. Suivie, un an plus tard, par un index de plus (troisième trimestre 2027). Si l'on se fie au scénario central, il y en aurait deux et la seconde interviendrait au T2 2027.

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