Le point au LuxembourgPrès de 900 personnes isolées la semaine dernière

RTL Infos
C'est désormais une sorte de rituel: la ministre de la Santé présente chaque semaine le bilan hebdomadaire des jours écoulés.

Avec 684 nouvelles infections enregistrées entre le 13 et le 19 juillet contre 402 la semaine précédente, le nombre d'infections a continué de croître. Ces chiffres sont à mettre en parallèle avec la forte hausse du nombre de tests  soit 94.031 tests effectués contre 64.952 tests la semaine précédente.

Le taux de positivité reste relativement stable autour de 1%.

Si les trois-quart de ces tests sont pratiqués dans le cadre de la campagne de tests à grande échelle. On n'y détecte que 13% des nouvelles infections. La plupart des nouveaux cas sont donc symptomatiques.

2.388 tests ont été effectués à l'aéroport du Findel sur des passagers entrant. 22 se sont avérés positifs.

L'âge moyen des nouvelles infections est toujours de 35,5 ans. En revanche, la moyenne d'âge des personnes hospitalisées est de 57 ans, contre 59 ans la semaine d'avant. Il y a eu 34 nouvelles admissions, mieux que la semaine d'avant où ce chiffre était de 37. Dans le même temps, on est passé de 3 à 5 personnes en soins intensifs.

BRISER LES CHAÎNES

"Nous avons isolé 876 personnes la semaines passée contre 570 la semaine d'avant", explique Paulette Lenert. Dans le même ordre d'idée, 2.175 personnes ont été placées en quarantaine préventive contre 1.255 la semaine précédente. "Cela permet de casser les chaînes d'infection".

Depuis que le Luxembourg a été considéré comme pays à risque par certains autres, des tests gratuits sont proposés pour ceux qui doivent voyager. 3.000 demandes de tests ont été effectuées par des personnes partant à l'étranger. 1.388 codes ont été donnés pour faire ces tests. "On a eu 819 refus, car ce sont des personnes qui vont dans des pays non concernés par les restrictions",  détaille la ministre de la Santé.

LE TRAÇAGE S'INTENSIFIE

Après une phase d'alerte où le traçage et les tests frisaient la saturation, plus de personnes ont été engagées et "on a de nouveau la situation bien en mains. C'est une routine qui s'installe, mais il faut aller vite."

85 personnes travaillent 7 jours/7 pour appeler les personnes qui ont été en contact avec des personnes testées positives. 40 personnes supplémentaires sont en train d'être formées et préparée pour pouvoir les mobiliser et établir un roulement parmi les bénévoles pour faire tourner l'équipe.

Quand un cas positif est révélé, la procédure se met en marche. Une première ligne prend contact pour faire une évaluation et établir des listes de contacts. Une seconde équipe passe des appels téléphoniques pour les personnes, les intimer à la quarantaine et au test.

Si une personne placée en quarantaine ne répond pas au téléphone, une brigade se rend alors sur place à son domicile. S'il s'avère alors que la personne ne respecte pas la quarantaine, une amende lui sera adressée", affirme Paulette Lenert.

FOYERS D'INFECTION

Paulette Lenert a rappelé ce qu'on nomme cluster ou foyer: lorsqu'il y a plus que trois personnes infectées pendant sept jours au même endroit.

Ainsi, 33 foyers d'infection ont été identifiés: 12 dans les écoles et lycées; cinq dans le domaine de la santé; trois dans des maisons de soins; un dans le domaine des sports; un dans une habitation avec de nombreux colocataires. Il y a eu trois foyers dans le domaine de l'Horeca, six dans la construction et trois dans l'industrie.

Paulette Lenert martèle: chaque rassemblement petit ou grand peut potentiellement transmettre le virus. Il faut faire attention aux distances et masques à chaque moment. Elle cite par exemple les déjeuners entre collègues qui font attention pendant le travail et se relâchent après.

ENCORE DES TESTS

Les tests à large échelle vont se poursuivre après la première phase qui se finit fin juillet. Des groupes cibles sont définissent en collaboration avec l'Union des entreprises (UEL). "On peut tester rapidement à des endroits bien définis, si nécessaire", explique Paulette Lenert.

Un appel d'offre est lancé pour poursuivre les tests. Ce travail doit encore être réalisés en dehors du cadre du ministère: "L'outsourcing est normal, il s'agit d'une situation exceptionnelle. L'Etat ne peut pas tout réaliser lui-même. Nous recherchons des personnes qualifiées, accréditées pour faire des tests", explique Paulette Lenert.

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