Féminicide au LuxembourgPerpétuité pour le mari qui a étranglé sa femme et dissimulé son corps

Diana Hoffmann
traduit pour RTL Infos
Au cours de la nuit du 29 septembre 2023, il avait tué son épouse parce qu'il ne pouvait pas supporter la séparation.
© Claudia Kollwelter (archive)

Un Luxembourgeois de 66 ans, qui avait tué son épouse à leur domicile de Dommeldange fin septembre 2023, a été condamné mercredi par le tribunal de Luxembourg à une peine de réclusion à perpétuité. La présidente du tribunal a retenu des circonstances atténuantes.

Après le meurtre, le condamné avait caché le corps dans une forêt près de Consdorf. Plus tard, avec ses enfants adultes, il avait signalé la disparition de son épouse à la police et tenté d’effacer les traces. Ce n’était qu’une semaine plus tard, lorsqu’il avait compris que la police était sur sa piste, qu’il avait avoué.

Le parquet avait requis la réclusion à perpétuité pour assassinat. La défense avait fait valoir qu’il ne s’agissait pas d’un acte prémédité, mais que les faits étaient survenus en raison d’un stress psychologique. Une semaine auparavant, l’épouse du prévenu lui avait annoncé qu’elle souhaitait se séparer de lui après 40 ans de relation.

L’expert psychiatre avait exclu un acte impulsif. En effet, l’homme avait d’abord frappé son épouse au visage avec le poing, puis l’avait étranglée, ce qui avait dû durer plusieurs minutes. Lors du procès en janvier, l’interrogatoire du mari par la police avait également été évoqué. Lors de celui-ci, l’homme avait déclaré s’être rendu avant les faits à l’endroit où il avait ensuite caché le corps, et avoir acheté dans un magasin de bricolage une combinaison de peintre, des sacs et des gants.

Les parties civiles, c’est‑à‑dire les trois frères et sœurs de la victime, ont obtenu chacune 20.000 euros de dommages et intérêts.

L’accusé dispose désormais de 40 jours pour faire appel du jugement. L’avocate de la défense, Maître Lynn Frank, a déjà annoncé que son client va interjeter appel.

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