PréventionLe surendettement ne doit pas être un tabou

Roy Grotz
adapté pour RTL Infos
Briser le tabou du surendettement, ne plus éviter d’en parler et chercher des solutions à ses difficultés financières : tel est l’objectif de la Semaine nationale de prévention du surendettement 2026.

La quatrième édition de la Semaine nationale de prévention du surendettement a été lancée officiellement lundi à l’Abbaye de Neimënster en présence de nombreux acteurs institutionnels, sociaux et associatifs engagés dans la prévention et la lutte contre le surendettement. L'événement est organisé par le ministère de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil, en collaboration avec l'ASBL Inter-Actions et la Ligue médico-sociale.

Lorsque, quelques jours seulement après le versement du salaire, le compte se retrouve déjà à découvert une fois les prêts et autres obligations financières débités, il existe un risque aigu qu’un ménage ou une personne se soit surendetté. Briser le tabou, oser parler de ce problème et chercher des solutions à ses difficultés financières : tel est l’objectif de la Semaine nationale de prévention du surendettement, qui a débuté lundi à l’Abbaye de Neimënster.

Porter un regard critique sur sa propre relation à l’argent, accepter de regarder derrière la façade d’un pseudo‑bien‑être et, surtout, faire preuve d’honnêteté quant à sa situation financière : tels sont les messages qui ont été transmis lundi.

Guy Schmit, expert indépendant, à propos d'une définition du surendettement :

"Donc, l’une des manières d’expliquer le surendettement consiste à se demander : quand est‑ce que c’est suffisant ? Si j’oublie cela, je clique sans cesse, j’achète encore et encore, je contracte à nouveau un nouveau prêt. L’antidote, comme je l’ai dit, c’est la gratitude pour ce que j’ai déjà. J’ai reçu la vie en cadeau, j’ai des personnes autour de moi, j’ai des professionnels qui m’encadrent ici au Luxembourg, j’ai des lignes d’assistance. Cela signifie que je ne suis pas seul. Il faut simplement vouloir accepter l’aide."

Pour rechercher et accepter très concrètement cette aide, les services d’Inter‑Actions et de la Ligue médico‑sociale, tout comme le Centre pour les comportements excessifs et les addictions comportementales, sont à la disposition des personnes concernées, y compris lorsque la vie bascule à la suite d’événements extrêmes tels qu’un décès, un divorce ou un accident.

Un premier point de contact est le site endettement.lu. On y trouve aussi un nouveau calculateur de budget, qui fournit rapidement et de manière pratique une vue d’ensemble complète de sa situation financière individuelle.

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