
Lors d'une conférence de presse lundi matin, la passation de pouvoir à la tête de la Fedil a été présentée, dans un contexte de « tensions économiques ». Lors de leur assemblée générale à 17 heures, Georges Rassel cédera son poste de président à Alex Schumann, de Goodyear.
Par ailleurs, Raymond Ackermann, d’Accumalux S.A., et Isabelle Dennewald, de Contern S.A., rejoindront le conseil d’administration.
Le nouveau président prend ses fonctions quelques semaines seulement avant une réunion tripartite nationale. Il reste à voir qui y représentera les intérêts du secteur, selon Georges Rassel.
Il s'agit d'amortir l'impact de la nouvelle crise énergétique sur les ménages, mais aussi de protéger la compétitivité des entreprises.
Le directeur René Winkin a déclaré que la tripartite devait désormais être préparée. Il convient d'analyser les scénarios, ainsi que les mesures envisageables, leurs répercussions et leur faisabilité. Il est trop tôt pour que les partenaires sociaux formulent leurs revendications.
Lundi matin, les représentants de l’industrie ont naturellement longuement commenté l’actualité internationale : la détérioration des relations transatlantiques, la crise énergétique et la transition, jugée trop lente ou mal calibrée. Pour sa part, René Winkin a déclaré que le Luxembourg ne serait pas en mesure de produire sa propre énergie dans un avenir proche, mais que les raffineries en Europe avaient été fermées plus rapidement que la demande en kérosène ou en diesel n’avait baissé.
En tant que président, Alex Schumann s'est fixé trois priorités pour son mandat : l'investissement industriel, les ressources humaines et le rayonnement international du Grand-Duché.
Sous la présidence de Georges Rassel, les priorités de la Fedil étaient la numérisation et l’innovation, et dans ce contexte, l’intelligence artificielle. À cela s’ajoute la simplification administrative – des thèmes qui restent d’actualité.
Georges Rassel, aujourd’hui à la retraite, a déclaré lundi matin qu’"une grande incertitude n’est jamais bonne pour les affaires". Concernant la tripartite, il a repris la phrase souvent utilisée par les responsables politiques: "quand les entreprises se portent bien, les gens se portent bien, et quand les gens se portent bien, les entreprises se portent bien".