
Pour la majorité des résidents au Luxembourg, l'accès aux espaces verts est important pour une bonne qualité de vie. C'est ce qui ressort de deux sondages réalisés par Ilres pour le ministère de l'Aménagement du territoire: l'un porte sur la qualité de vie et le futur développement urbain et l'autre sur l'imperméabilisation et la consommation du sol.
Dans l'enquête sur la future configuration des quartiers et l'imperméabilisation des sols, il est question de savoir comment les citoyens imagineraient cette configuration, mais pas s'ils seraient eux-mêmes prêts à la mettre en œuvre demain.
Poursuivre le développement de l'économie, créer des logements abordables et continuer de garantir une bonne qualité de vie: c'est le triple défi auquel est confronté le Luxembourg. Comment concilier et mettre en œuvre ces trois propositions? C'est ce qui a été demandé à chaque fois à 1.000 résidents dans deux sondages représentatifs.
Ces résidents ne sont pas faciles à satisfaire, ce qui rend difficile la mise en œuvre des projets. Tommy Klein, directeur d'Ilres, note que toutes les réponses ne sont pas cohérentes. A titre d'exemple, les résidents voudraient moins de trafic routier, mais aussi un arrêt de bus et une place de parking devant leur porte.
En général, les personnes interrogées souhaitent la proximité de la nature et que ce soit propre et calme. Mais aussi qu'il y ait des commerces et une bonne connexion avec les transports publics.
Le ministre vert de l'Aménagement du territoire, Claude Turmes, affirme qu'il y a encore un manque de véritable planification pour l'avenir. Cela se ferait déjà dans les nouveaux quartiers, mais moins dans les quartiers existants. "Là nous avons un peu aujourd'hui le Far West. La grand-mère décède, le promoteur achète. Et ensuite on tente de faire un maximum de bénéfices. Mais ce n'est peut-être pas toujours agréable pour ceux qui habitent dans le quartier."
Les quartiers existants devraient être aménagés à l'avantage des résidents, afin d'améliorer la qualité de vie. Des projets existent à Differdange ou à Belval où davantage d'espaces verts sont souhaités.
Il reste aussi des possibilités pour la future croissance. Il faudrait utiliser les terrains qui sont là. Nous aurions une surface vitrifiée de 600 hectares sous forme de friches industrielles, selon le ministre, qui veut aussi créer des logements sur la friche commerciale à Foetz.
Ainsi ce ne seraient pas en permanence de nouveaux espaces verts qui seraient bétonnés. Par ailleurs, il faudrait mieux connecter les nouveaux quartiers et ceux existants à la nature. Diverses infrastructures routières en auraient souvent coupé l'accès.