Payés par l'EuropeL'Unité spéciale de la police dévoile ses équipements spéciaux

Diana Hoffmann
Tim Morizet
Un plan d'action spécial fixe les actions du gouvernement en cas d'attaques impliquant des substances chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires.

La police a besoin des équipements appropriés pour pouvoir réagir dans de tels cas. La visite au Luxembourg mercredi de Piotr Serafin, le commissaire européen au budget, à la lutte anti-fraude et à l’administration publique, a été l’occasion d’en montrer certains. Une grande partie de ces équipements ont en effet été financés par le Fonds européen de la sécurité intérieure.

Ce matériel de l’Unité spéciale de la police est utilisé lorsque, par exemple, une valise ou un paquet suspects sont signalés. Un robot équipé d’une caméra se dirige alors vers l’objet pour mener des investigations plus approfondies. En cas de besoin, l’objet suspect peut être chargé, avec l’aide du robot, sur une remorque spéciale, et emmené dans un lieu sécurisé.

“Par chance, il n’est pas utilisé souvent”, a précisé le commandant de l’Unité spéciale, Christian Krettels. L’Unité est confrontée à 10 à 12 interventions par an pour lesquelles un risque est suspecté et qui nécessitent de travailler avec le robot, afin que personne ne soit exposé à un danger. La remorque pour le transport d’une “dirty bomb” , n’a encore jamais été utilisée. Ici aussi, le commandant de l’Unité spéciale a ajouté : “Par chance”.

Le robot et la remorque sont opérationnels au Luxembourg depuis 2020, ils peuvent aussi intervenir à l’étranger. Le projet a coûté 1,7 million d’euros. Il a été financé à hauteur de 1,2 million par des fonds européens, plus précisément par le Fonds européen de la sécurité intérieure. “Le financement de ce Fonds nous a en fait permis d’aller plus loin et d’aller voir dans ces domaines extrêmement coûteux. Dont la probabilité n’est pas toujours si élevée, qui n’arrivent pas cinq fois par an”, a affirmé Christian Krettels. C’est un atout du Fonds européen de la sécurité intérieure, qui permet aussi de pouvoir apporter une assistance au niveau international.

Le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden, a ensuite souligné qu’il était important de miser sur la coopération européenne et d’acheter des équipements qui peuvent être mis à disposition d’autres Etats. Le Luxembourg veut aussi miser sur des équipements pouvant servir à la surveillance des frontières extérieures de l’UE. “Nous voulons que les frontières extérieures de l’Europe soient sûres. Pour y parvenir, nous avons besoin d’équipements modernes”, a indiqué le ministre.

Le commissaire européen Piotr Serafin a ensuite souligné que les ministres des Finances disent souvent qu’investir dans le budget de l’UE coûte cher et qu’ils ne veulent pas parler d’une augmentation de ces investissements. “Je suis absolument convaincu que si nous cumulons nos dépenses, nous obtiendrons plus de sécurité pour moins d’argent. Et le projet que nous voyons aujourd’hui est l’exemple que cela fonctionne”, a affirmé le commissaire européen. Si les pays commencent à protéger leurs propres frontières, au lieu des frontières extérieures de l’UE, cela finira par coûter plus cher aux gouvernements, selon lui.

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