
Au Lycée Michel Rodange (LMRL), la langue luxembourgeoise est actuellement enseignée trois heures par semaine dans une classe qui compte sept élèves. Le système est clairement structuré. À partir de la troisième, les lycéens peuvent choisir le luxembourgeois comme quatrième langue. Les élèves qui choisissent normalement une option y renoncent et ont une heure de cours supplémentaire dédiée à l’apprentissage du luxembourgeois. En deuxième, s’ils optent pour la langue luxembourgeoise, ils peuvent alors abandonner une langue (l’allemand ou le français). C’est possible dans les sections B à G.
Selon des études, la langue luxembourgeoise est la langue principale d’environ 49 % de la population. Dans un pays international comme le Luxembourg, elle est considérée comme une clé importante pour l’intégration dans la vie quotidienne. C’est ce que souligne l’enseignante de cette classe de première, Catherine Millim : “Le luxembourgeois est la langue de l’intégration, et il est plus écrit, plus lu et plus parlé que jamais auparavant.”
En troisième et en deuxième, les élèves apprennent l’orthographe étape par étape. En première, c’est la littérature qui est au centre de l’enseignement. Un roman et une pièce de théâtre sont analysés et plus tard, l’une des œuvres fait partie de l’examen. Une analyse des citations est demandée, comme au cours d’allemand.
Pour les élèves, le cours est une expérience enrichissante. Ils le décrivent comme varié. Pour beaucoup d’entre eux, c’est une chance unique, qui n’existe sous cette forme qu’au Luxembourg : “C’est une opportunité unique, car aucune autre école ne propose cela comme ici.”
Au Lycée Michel Rodange, les élèves peuvent, en plus du luxembourgeois, choisir d’autres langues comme l’espagnol, l’italien ou le chinois. Pour le luxembourgeois, il s’agit cette année de la toute première classe de première. Cependant, aucune autre classe (troisième, deuxième, première) n’a été ouverte à ce jour, faute d’un nombre suffisant d’élèves inscrits.