
“Je ne suis pas médecin et la ministre de la Santé non plus. En tant que responsables politiques, nous nous appuyons sur l’avis d’experts. Un des experts a été désigné par le docteur Wilmes lui‑même, un par le ministère de la Santé, s’y ajoute un médecin indépendant sur lequel les deux parties se sont mises d’accord. Je n’ai donc aucune raison de mettre en doute ou de remettre en question l’avis de ces experts”, a déclaré Djuna Bernard mercredi matin sur RTL. La députée verte était en direct avant la réunion de la commission de la Santé à la Chambre, où le cas du chirurgien suspendu Philippe Wilmes est à l’ordre du jour.
À la demande des Verts, les députés ont eu ce matin un échange avec le Collège médical. Il est en effet important que cet organe soit bien structuré. On a constaté récemment que cette instance, par laquelle les médecins s’autorégulent, est fortement sollicitée. Les procédures doivent être transparentes et efficaces afin que le Collège médical puisse bien fonctionner. Or, dans le secteur de la santé, beaucoup de discussions ont lieu actuellement pour savoir si cet organe dispose réellement des moyens nécessaires. Cela est bien entendu régi par une loi, et toute une série de propositions ont été émises par le Collège médical lui‑même. C’est pourquoi il était important, pour les députés des Verts, d’échanger avec ses membres afin de savoir si ces évolutions vont dans la bonne direction. Il est également “essentiel de pouvoir tirer des enseignements des derniers mois afin de continuer à garantir la qualité des actes médicaux”.
Une autre question dont il faut s’occuper est le renforcement des droits des patients, dont on ne parle souvent pas assez, selon la députée des Gréng. Il est important de garantir la transparence et la sécurité des patients. Au niveau des hôpitaux, il faudrait mettre en place de véritables mécanismes de signalement permettant de déclarer des incidents. Il conviendrait avant tout de travailler avec “une approche centrée sur le patient, dans laquelle celui‑ci peut poser des questions et bénéficie également du droit d’obtenir un deuxième avis”. Dans le même temps, “l’instance de contrôle qu’est le Collège médical, doit elle aussi pouvoir fonctionner correctement”. Pour cela, elle a besoin des moyens nécessaires. Tout cela permettrait de “rétablir la confiance dans le système, dont on a aujourd’hui un besoin urgent”, a conclu Djuna Bernard.