
La ministre Martine Deprez a confirmé lundi matin devant la commission parlementaire de la Santé que 10 cas issus du rapport d’expertise établi à sa demande, ont été transmis au parquet. Elle est formelle : pour ce qu’elle en sait, une documentation complète a été établie pour chaque cas, et l’analyse n’a pas été menée de manière unilatérale.
Lors de la séance de la commission, il a été question du rapport de trois experts qui dans leur analyse de dix cas concrets, sont arrivés à la conclusion unanime que le docteur Wilmes avait pratiqué des interventions chirurgicales au genou non justifiées. Suite à cela, la suspension provisoire du médecin a été prolongée de 21 mois supplémentaires. Mardi, la ministre a également transmis au parquet les dix cas mentionnés dans le rapport.
À ce stade, elle n’a donc aucune raison de rouvrir le dossier, sauf si une telle décision devait être prise à la suite d’un recours devant le tribunal administratif. Le rapport d’expertise actuel est en effet clair.
Le LSAP et déi Gréng respectent la décision de la ministre, fondée sur le rapport. Il appartient désormais au Collège médical de mener son instruction. Le parquet devra juger si des suites pénales sont éventuellement justifiées, a souligné l’ancien ministre de la Santé,Mars Di Bartolomeo, qui estime qu’on ne peut pas commencer à remettre en cause les experts.
Lors d’une interview en direct sur RTL mercredi matin, la députée verte Djuna Bernard s’était déjà exprimée en amont de la commission de la Santé au sujet de l’affaire Wilmes. Retrouvez l’article ci-dessous :