ArcelorMittalLes syndicats demandent à Luc Frieden de convoquer d'urgence une tripartite Sidérurgie

Claude Zeimetz
traduit pour RTL Infos
L'annonce d'une possible restructuration chez ArcelorMittal en Europe a fait l’effet d’une bombe la semaine dernière. Au Luxembourg, jusqu’à 1.150 emplois pourraient être délocalisés. L'OGBL et le LCGB ont écrit une lettre au Premier ministre pour lui demander "la tenue urgente d’une réunion tripartite Sidérurgie".
© RTL

Selon ses propres déclarations, la direction d’ArcelorMittal est en train de réaliser une étude pour analyser des fonctions supports qui pourrait aboutir à la délocalisation des entités vers l’Inde et la Pologne. L’étude porte, selon les dires des syndicats, sur un champ d’action comprenant 5.600 emplois en Europe et 1.150 emplois au Luxembourg. Pour le moment, les syndicats “n’ont pas connaissance de l’impact éventuel sur le nombre d’emplois qui pourraient réellement être supprimés”.

Pour apporter de la clarté dans ce dossier brûlant et ayant eu vent d’un “échange privilégié entre le Premier ministre et le CEO d’ArcelorMittal concernant cette situation compromettante pour les emplois au Luxembourg”, les syndicats ont adressé une lettre au Premier ministre Luc Frieden. Dans ce courrier daté du 5 février, que RTL a pu consulter, l’OGBL et le LCGB demandent au Premier ministre de convoquer d’urgence une réunion tripartite Sidérurgie, sous sa présidence.

L’accord actuel “Lux2030 ", qui fixe l’orientation stratégique future du groupe, a pour l’instant été prolongé jusqu’au 31 mars. Mais les syndicats voudraient obtenir des clarifications quant aux prochaines étapes et demandent donc que le Premier ministre Luc Frieden prenne le dossier en main afin de préserver les emplois et l’industrie sidérurgique au Luxembourg.

Il est indispensable que le gouvernement mette tout en œuvre afin de garantir la poursuite du modèle luxembourgeois”, qui permet “depuis des décennies de pérenniser les activités sidérurgiques dans le pays ainsi que tous les emplois”, écrivent OGBL et LCGB dans un communiqué commun ce mercredi.

Les syndicats disent clairement “s’opposer fermement à toute délocalisation qui pourrait mettre en péril l’emploi, les compétences et l’avenir de la sidérurgie luxembourgeoise.” Et se disent “totalement engagés” dans ce dossier, mais aussi dans la défense du modèle tripartite, cheval de bataille qui avait fait descendre près de 25.000 manifestants dans les rues de Luxembourg en juin 2025.

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