Bananes, bifteck, saladesLes prix des aliments vont encore augmenter

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Tout le monde s'en rend compte à la caisse. Les prix en Europe ne cessent de grimper à cause de l'invasion russe en Ukraine, et ils vont encore augmenter cette année.
Les prix des aliments vont encore augmenter cette année
Tout le monde s'en rend compte au moment de passer à la caisse, l'invasion russe en Ukraine est passée par là et les prix en Europe ne cessent de grimper.

Les prix de la nourriture et des boissons n'avaient jamais autant augmenté qu'en 2022. En moyenne, le client a payé entre 10 et 15% de plus qu'en 2021, et l'inflation n'a pas fini de s'immiscer dans notre vie en 2023.

PRIX DES BANANES EN HAUSSE

Les bananes font partie des fruits les plus appréciés au Luxembourg, mais le prix des fruits en provenance d'Amérique du Sud risquent encore de grimper en raison des prix de l'énergie. Afin qu'elle ne soient pas complètement vertes dans les rayons, les bananes sont conservées dans des frigos spécialement conçus pour proposer une température constante de 15 degrés.

© RTL

Une étape de cinq à six jours qui coûte cher, mais qui est nécessaire après le débarquement des bananes à Anvers pour qu'elles puissent commencer à mûrir avant d'être transportées vers le grande distribution.

Environ 90.000 cartons de bananes passent chaque semaine par ces salles climatisées situées en Belgique.  La facture d'électricité a été multipliée par cinq: "350.000 euros en 2022, un montant qui devrait passer à 1,6 million d'euros en 2023 en se basant sur le prix des 3 premiers mois de l'année", selon Christophe Vandenbroeck, directeur d'un site spécialisé dans la climatisation de fruits et légumes.

L'ALIMENTATION PLUS CHÈRE AU LUXEMBOURG EN 2023

La hausse du prix des matières premières provoquée par la pandémie, les réserves d'énergie et d'engrais qui s'épuisent à cause de la guerre en Ukraine et enfin le problème de l'arrosage en raison de la crise climatique.

La liste des points problématiques s'étend de plus en plus, qu'il s'agisse de bananes, de salades, de poissons ou de bœuf originaire du Luxembourg, l'année sera marquée par des hausses dans l'alimentation.

20% pour la viande, alors que les fruits devraient subir une hausse ponctuelle et saisonnière pouvant atteindre les 50%.

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Certains producteurs belges et néerlandais ont tout simplement suspendu leur production en hiver et fermé leurs serres pour éviter de faire exploser leurs factures d'électricité ou de gaz. Ce manque de production réduit donc la quantité de certains produits sur le marché ce qui provoque logiquement une hausse des prix.

LE LUXEMBOURG DÉPEND DE L'ÉTRANGER

Les responsables de la distribution au Luxembourg espèrent que la situation va se normaliser une fois que le marché aura repris en Europe du Sud dans quelques semaines. Mais les produits "made in Luxembourg" devraient cependant connaître une hausse de prix, comme la viande.

Les prix sont fixés à l'étranger, par exemple pour la viande de porc, le marché est dicté par l'Allemagne et le Luxembourg s'oriente ensuite selon ces consignes tarifaires. Un spécialiste confirme que les prix ne baisseront pas aussi longtemps que le conflit fera rage en Ukraine et que les prix de l'énergie seront élevés.

Le consommateur n'aura finalement plus trop le choix et devra peut-être parfois s'adapter et choisir de préparer plutôt un ragout qu'un filet de bœuf, avec des morceaux moins chers.

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