
Mieux vaut prévenir que guérir. La Chambre des salariés connaît bien l’adage, et en a fait le thème de ses derniers travaux. Ce mardi, elle a présenté une série de mesures souhaitables pour améliorer la protection des travailleurs.
Des pistes de réflexion sur les aléas météos, le changement climatique et les nombreux produits chimiques qui peuvent présenter un risque.
Concernant le changement climatique, la CSL note que les vagues de chaleur vont s’intensifier et se répéter fréquemment. Ce qui pourra provoquer des problèmes de santé aux travailleurs des secteurs de la construction, de l’agriculture et de l’industrie. Ces derniers, comme le recommande l’Inspection du Travail et des Mines, devront bénéficier d’eau en quantité suffisante, de zones d’ombres, voire de postes aménagés en cas de fortes chaleurs. La CSL demande aussi l’instauration de températures limites provoquant l’arrêt des activités et la reconnaissance des maladies liées à la chaleur comme maladies professionnelles.
À l’inverse, même si le Luxembourg est “plutôt épargné” pas les événements liés aux froids, la CSL rappelle quelques règles de l’ITM sur la température minimale dans les locaux de travail :
Le Luxembourg liste aujourd’hui plusieurs polluants afin de lutter contre les risques liés à l’exposition à des agents cancérigènes ou mutagènes. L’amiante bien sûr, mais aussi la poussière de bois ou les fumées de gaz d’échappement de moteurs diesel.
“Lorsque l’exposition à ces substances ne peut pas être évitée, l’employeur doit prendre toutes les mesures possibles pour la réduire au niveau le plus bas possible” rappelle la Chambre des salariés. Des valeurs limites sont mises en place et, lorsque c’est possible, des alternatives doivent être utilisées. Évidemment, l’employeur a aussi des obligatoires de ventilation et de fourniture d’équipements de protection individuelle. Sans oublier la “surveillance médicale appropriée” des employés concernés, que la CSL souhaite préciser la fréquence
Néanmoins, la CSL souhaite élargir une directive européenne sur les substances chimiques, qu’elle souhaite plus nombreuses à être surveillées. Le cobalt et le lithium, mais pas seulement, sont notamment évoqués puisque de plus en plus présents dans certains appareils, et donc auxquels les travailleurs sont exposés dans certains métiers.
La CSL liste enfin des demandes liées à l’apparition de maladies nouvelles portées par les parasites. Et recommande aux employeurs de fournir des
répulsifs anti-insectes et de proposer des campagnes de vaccinations, sur base volontaires.