LuxembourgLes jeunes ont consommé plus de médicaments pendant la pandémie

RTL Infos
Le psychologue et psychothérapeute Georges Lemmer du service Impuls était l'invité de RTL vendredi matin, il est revenu sur l'impact de la pandémie sur les jeunes.
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"Avant la pandémie, nous nous occupions de 590 jeunes, un nombre qui a diminué pendant la crise liée au Covid mais les chiffres commencent à nouveau à augmenter", a détaillé Georges Lemmer qui explique que les personnes qui ont recours à leurs services sont âgées de 13 à 21 ans et sont souvent concernées par des substances psychoactives comme le cannabis, l'alcool ou les cigarettes. Durant les trois premiers mois de l'année, les responsables du service ont constaté une augmentation de la fréquentation de 20% par rapport à l'année précédente, et cela devrait continuer de la sorte.

"La consommation de médicaments a également augmenté pendant la pandémie, on constate un certain traumatisme psychique des jeunes suite à la crise que le monde traverse actuellement", explique le psychologue qui est d'avis que pendant la pandémie, de nombreuses personnes ont passé beaucoup plus de temps avec leurs familles, ce qui a provoqué des tensions par moment. Les différentes crises que nous traversons jouent sur le moral des jeunes qui tentent d'influencer leurs émotions avec des médicaments ou d'autres substances qui ont pour but de les calmer.

Le service du psychologue est très heureux de pouvoir profiter de la structure d'urgence Péitrusshaus afin de proposer un premier accueil aux personnes en détresse, mais selon Georges Lemmer, des discussions doivent avoir lieu afin de proposer une offre spéciale pour les jeunes adultes. Le psychologue est confiant qu'un projet devrait bientôt pouvoir voir le jour.

Des structures à l'étranger sont de plus en plus souvent sollicitées afin d'organiser des thérapies. À son retour au Luxembourg, la personne concernée bénéficie d'un suivi et d'un accompagnement par le service Impuls qui propose également aux jeunes un cadre protégé et encadré afin de prendre une
certaine distance par rapport à la réalité et donc aux problèmes.

Georges Lemmer souligne également l'absence d'une structure dédiée à l'encadrement sur le long terme, en dehors de l'hôpital, pour les jeunes qui souhaitent reprendre le contrôle sur leurs addictions. L'ASBL ouvrira une nouvelle structure dans le sud du pays afin de proposer aux jeunes des logements encadrés lorsqu'ils reviennent de leurs thérapies à l'étranger.

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