
Au total, 75.814 interventions de secours ont été réalisées en 2025, indique le directeur du CGDIS, Paul Schroeder.
"Nous constatons évidemment que les interventions des ambulances en représentent de loin la plus grande part. Elles constituent 90 % de nos interventions. Cela a toujours été le cas. Mais nous observons également une augmentation dans ce domaine. Nous l’expliquons notamment par la croissance de la population au Luxembourg, ainsi que par le vieillissement d’une partie de cette population."
Le SAMU est intervenu à environ 10.000 reprises. Le CGDIS a été mobilisé 2.665 fois pour des incendies, sachant que dans 40 % des cas seulement, il s’agissait d’un feu réel.
Cependant, les responsables du CGDIS s'attendent à ce que les incendies de végétation deviennent plus fréquents à l’avenir.
"Nous avons un programme visant à acquérir, au cours des prochaines années, des camions-citernes spécialement destinés à la lutte contre les feux de forêt. Nous sommes également en train de réorganiser nos formations afin de pouvoir réagir de manière encore plus ciblée aux feux de végétation."
Les équipes de secours sont intervenues 2.056 fois à la suite d’un accident. Au total, 258.000 appels ont été traités par le 112. C’est légèrement plus qu’en 2024, mais un peu moins qu’en 2023.
Le Corps grand-ducal d’incendie et de secours (CGDIS) compte plus de 7.300 collaborateurs.
Les pompiers volontaires constituent la majeure partie des effectifs du CGDIS.
Un nouveau modèle de volontariat est actuellement à l’étude afin de fidéliser les membres du CGDIS sur le long terme, précise le président du conseil d’administration, Alain Becker.
"Il s’agit d’un défi de taille. Nous avons également affaire à une génération de jeunes qui s’enthousiasment rapidement pour quelque chose et qui s’y investissent à 100 %. Mais cet engagement est parfois limité dans le temps ou de courte durée : lorsqu’ils découvrent un nouveau défi, ils tournent parfois le dos au CGDIS."
Par ailleurs, les dépenses du CGDIS ont augmenté en 2025 et s’élèvent désormais à plus de 200 millions d’euros. Cette hausse s’explique principalement par l’évolution des coûts de personnel.