C'était l'attraction du week-end à Schieren. Des dizaines de badauds ont fait le déplacement pour assister à une prouesse technique: déplacer un pont de 72 mètres pesant 700 tonnes. Il a fallu une énorme grue dont il n'existe que trois exemplaires en Europe.
Accueilli par François Bausch, ministre des Travaux Publics, le grand-duc Henri est également venu en voisin de Colmar-Berg, pour assister à l'opération ce samedi. L’ancien ouvrage, dont la construction remonte à l’année 1960, figurait parmi les plus vulnérables du patrimoine des Ponts et Chaussées.
Malgré diverses campagnes de confortement destinées à prolonger la durée de vie de l’ouvrage, son remplacement définitif était devenu indispensable.
Pour Frédéric De Oliveira de l'Administration des Ponts et Chaussées et les 30 ouvriers du chantier, la journée a démarré tôt: "Ce matin à deux heures moins le quart on a commencé à ripper le pont. Il est retenu d'un côté par une grue et de l'autre côté, poussé par des Kamag, des véhicules qui roulent seuls. Ils conduiront le pont jusqu'à son emplacement définitif ce samedi. Dimanche, le pont, qui est actuellement trop haut de trois mètres, sera abaissé".
Centimètre par centimètre, le pont a été "balancé" au-dessus des voies ferrées ce samedi. Le levage et l'équilibrage a été effectués par une grue sur chenilles de Belgique. La mise en place du pont a pris 11 heures et demie.
Sa fabrication avait débuté il y un an, en février 2021, et son assemblage sur le site a commencé en septembre dernier.
La route nationale N7 et le CR123 étaient interdits à la circulation dans les deux sens depuis lundi 30 janvier et le resteront jusqu'au vendredi 10 février au soir.
Le démontage de la grue prend à lui seul quatre jours. 86 semi-remorques y seront utilisés pour son prochain déploiement en Normandie.