Observatoire de l'égalité entre les genresLes femmes restent sous-représentées dans de nombreux domaines

Claudia Kollwelter
adapté pour RTL Infos
Les inégalités demeurent une réalité, y compris au Luxembourg, souligne la ministre de l’Égalité des genres et de la Diversité, Yuriko Backes. Lundi, l’Observatoire de l’égalité entre les genres a présenté son rapport d’activités 2025. Bien que des progrès aient été réalisés, de nombreuses inégalités persistent encore.
Au moins au Luxembourg, l’écart salarial entre les femmes et les hommes se réduit de plus en plus.
© Envato

Les femmes restent sous-représentées dans de nombreux domaines. C’est l’un des constats du rapport. Elles travaillent encore bien plus souvent à temps partiel, assument une plus grande part des tâches familiales et domestiques, gagnent en moyenne moins et perçoivent également des pensions plus faibles. Mais la situation s’est nettement améliorée, souligne la ministre libérale Yuriko Backes.

"L’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes nous a également attribué une bonne note. Au cours des dix dernières années, nous avons réellement accompli des progrès significatifs et amélioré notre position dans ce classement de dix points. Par exemple, l’écart du taux d’emploi entre les femmes et les hommes s’est réduit, de sorte que je pense que, sur le long terme, plus les femmes travailleront et moins elles seront contraintes à des emplois à temps réduit. Nous constatons également une autre évolution positive : les hommes prennent davantage de congé parental."

Écart salarial entre les femmes et les hommes et retraites

En ce qui concerne l’écart salarial entre les femmes et les hommes (gender pay gap), le Luxembourg ne se situe pas dans une mauvaise position. La situation est toutefois différente lorsqu’il s’agit de l’écart entre les pensions des femmes et des hommes.

"Si l’on considère le salaire horaire, les femmes sont même légèrement mieux rémunérées, notamment parce que nous disposons d’une importante fonction publique. Elles sont un peu mieux payées, mais uniquement de manière marginale. En revanche, si l’on examine l’ensemble de l’année et que l’on inclut les primes, les hommes continuent à être mieux rémunérés que les femmes pour un travail équivalent. C’est une réalité. Mais, plus les femmes travaillent, moins elles occupent d’emplois à temps partiel et plus elles sont présentes sur le marché du travail. Cela nous permettra également de réduire l’écart en matière de pensions. Dans ce domaine, nous ne sommes certes plus les derniers, mais nous restons encore au bas du classement européen."

Une enquête sur les stéréotypes

Dans le cadre du rapport, une enquête a également été réalisée sur les stéréotypes. Yuriko Backes se dit surprise par certains résultats.

"C'est incroyable. À la question : 'Est-il acceptable qu’un homme contrôle les finances de sa conjointe ?', un peu moins de 50 % des hommes, soit 46 %, ont répondu par l’affirmative. Et je trouve tout aussi surprenant que 26 % des femmes considèrent également que c'est acceptable."

Par ailleurs, l’évolution de la violence domestique suscite des inquiétudes. Le nombre d’interventions de la police pour des faits de violence au sein du foyer a augmenté de 10 % par rapport à l’année précédente. En 2025, environ 6.000 victimes ont contacté un service d’aide afin de demander un soutien.

De Rapport am Detail

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